[TRAÎTRE] Engueyrrand

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[TRAÎTRE] Engueyrrand

Message par Invité le Lun 1 Oct 2007 - 22:21

Engueyrrand est né aux pieds des montagnes de la Nuit (Carpates) non loin du Grand Serpent d'Eau (le Danube) dans une petite communauté regroupant quelques familles. Ces gens vivaient de la terre, de la chasse et de la cueillette, qu'ils pratiquaient dans les bois, et commerçaient avec les villages alentours.

Jusqu'à l'âge de huit ans, Engueyrrand passait tout son temps avec les femmes aux travaux des champs ou à la cueillette. Il avait la chance de bénéficier de l'attention de sa mère et le bonheur d'être en compagnie de la charmante Hermione, d'une année son aînée et aussi belle que l'aurore.

A son huitième printemps, son père, Ergmerth, décida de l'emmener à sa première chasse. Jusqu'ici Engueyrrand l'avait toujours observé avec attention dans ses préparatifs et il était impressionné quand il voyait ce colosse rentrer, alourdi par ses proies, barbouillé de terre et de saleté et suivi à la trace par des effluves nauséabondes. Il aurait pu avoir peur de cette créature sortie des forêts des montagnes de la Nuit s'il n'avait pas su que cette créature était son père.

Tout deux partirent alors sous les ombres de la forêt et Ergmerth enseigna à son fils l'art de se rendre invisible et de surprendre les proies. Ergmerth recouvrit les parties visibles de son corps de boue et fît de même sur son fils.
"Ecoutes bien mon fils, si tu portes les mêmes teintes que le monde qui t'entoure et que tu te fonds en son sein alors tu prives les proies de leur vue."

"A présent fils passons à la deuxième leçon: les animaux ont un bien meilleur odorat que les hommes et ils savent que nous sommes leurs prédateurs. C'est pour cela qu'il nous faut prendre une odeur qui ne les effraye pas."

Il fit quelques pas et montra à Engueyrrand un tas d'excréments.

"Regardes fils, ceci vient d'un cerf."

Ergmerth prit les excréments et les frotta sur ses vêtements, puis il les tendit à son fils. Engueyrrand les prit et passant outre son dégoût imita son père.

"C'est bien fils, maintenant tu dois apprendre à te déplacer silencieusement et quand tu sauras, tu seras un grand chasseur."

Ergmerth s'enfonça dans les bois sans un bruit, montrant à son fils où et comment poser les pieds. Engueyrrand se débrouillait plutôt bien et sa première chasse fut non seulement une réussite, mais aussi un de ses plus beau souvenirs.

Pendant les années qui suivirent Engueyrrand apprit tout ce qu'un homme devait savoir pour subvenir aux besoins de sa famille, le travail des champs, la tannerie, le travail du bronze et du bois, il passait beaucoup de temps avec la jolie Hermione qu'il aimait de tout son coeur et qui lui renvoyait cet amour. Ils se promîrent l'un à l'autre et se retrouvaient chaque soir à l'orée de la forêt où leur longue promenade se finissait toujours devant la porte de la maison d'Hermione par un baiser volé.

A l'âge de douze ans son père commença à lui enseigner la dernière discipline qui lui manquait, celle qui ferait de lui un homme.

"Viens mon fils et prends ceci."

Ergmerth désigna un bâton qui traînait sur le sol. Il se tenait bien droit, dominant son fils comme un maître devant son élève. Lui même tenait un bâton similaire à celui qu'il montrait à Engueyrrand. Ce dernier prit l'objet et s'avança vers son père, sachant parfaitement ce qui l'attendait et c'est la poitrine gonflée de fierté qu'il se présenta à lui.

"Fils, avant toute chose tu dois être conscient que tôt ou tard tu devras défendre les tiens. C'est por cela que je vais t'enseigner tout ce que je sais de l'art du combat, si tu es attentif et concentré je ferai de toi un homme. As tu compris mon fils?"

"Oui père, j'ai très bien compris ce que vous venez de dire et j'espère me montrer digne de vous."

Ergmerth sourit, il savait que son fils était courageux et intelligent et qu'il apprendrait vite ce qu'il lui restait à lui enseigner. Il l'avait vu devenir rapidement un formidable chasseur et il ne faisait aucun doute qu'il deviendrait aussi un grand combattant.

L'entraînement dura plusieurs mois, une ou deux heures chaque soir, Ergmerth fut impressionné de la fulgurante progression de son fils, Engueyrrand assimila très vite tout ce que son père avait à lui apprendre, les distances, les postures de combat, les attaques, les parades, les esquives, les feintes...

Ergmerth compris que son fils possédait un potentiel qu'il aurait été dommage de ne pas développer, c'est ainsi qu'un soir à la table familiale il prit une importante décision.

"Demain fils nous nous lèverons très tôt, bien avant le soleil, tu prépareras tes affaires nous voyagerons toute la journée."

"Bien père."

Engueyrrand ne savait pas de quoi parlait son père exactement, mais il était sûr d'une chose c'est que s'il avait besoin de savoir son père lui aurait dit. Il ne posa donc aucune question et il se contenta de faire ce que son père lui avait demandé.

Le lendemain Engueyrrand et son père partirent bien avant l'aurore, le jeune garçon ne vit pas pleure sa mère lorsqu'ils eurent passer la porte, ils marchèrent toute la journée vers le sud et ils traversèrent le Grand Serpent d'Eau vers le milieu de l'après-midi. Engueyrrand ne s'était jamais aventuré aussi loin de chez lui, même lors de ses plus longues chasses et c'était la première fois qu'il voyait le fleuve et il comprit tout de suite pourquoi il avait été nommé ainsi, c'était un très large fleuve qui serpentait nonchalament dans la plaine, lentement , se laissant doucement réchauffer par le soleil comme ces reptiles que l'on peut voir quitter leur cachette quand les premiers rayons de l'astre solaire se montrent enfin.

C'est au crépuscule qu'ils arrivèrent enfin à un petit village. Il était déjà tard et il y avait peu d'activité, les odeurs de soupe et de ragoût qui émanaient des maisons indiquèrent à Engueyrrand que non seulement les habitants étaient à table mais en plus qu'il avait faim.

Ergmerth ordonna à son fils de l'attendre à côté du puit en plein milieu du village puis il s'avança vers l'une des plus petites maisons, il frappa à la porte branlante, une voix lui répondit et il entra. Engueyrrand attenda ce qui lui sembla être une éternité tant la faim le tiraillait. Finalement la porte s'ouvrit, son père apparu dans l'encadrement et lui fit signe de le rejoindre.

Engueyrrand entra dans un petit intérieur très mal entretenu, visiblement aucune femme ne vivait ici, il y avait juste une table stabilisée par une cale, deux vieilles chaises sur lesquelles on aurait eu peur de s'asseoir et une paillasse miteuse occupait un coin de la pièce. Un ragoût de poissson mijotait sur le feu et l'odeur qui en émanait coupa la faim du pauvre garçon. Un homme aussi robuste que son père était installé à la table.

"Approches Engueyrrand"

Engueyrrand s'avança et son père vint se mettre derrière lui, il plaça ses mains abîmées par le travail sur les épaules de son fils et il porta son regard vers l'homme qui n'avait pas encore esquissé le moindre geste.

"Voici mon fils, Cromios."

Celui que son père avait appelé Cromios le regardait à présent, ou plutôt il l'observait. Son visage ne portait aucune expression. Cela ne dura que quelques secondes mais ces secondes parurent à Engueyrrand une éternité. Ce Cromios n'était pas physiquement plus impressionnant que son père, mais quelque chose émanait de lui et ce quelque chose intimidait beaucoup le jeune garçon.

Cromios se leva sans rien dire, il s'approcha du feu, prit une écuelle sale qu'il avait sûrement oublié de laver, la remplit de ce ragoût infecte puis la tendit à Engueyrrand. Engueyrrand ne savait pas s'il devait dire merci, alors il ne dit rien. Il prit l'écuelle et s'installa dans un coin de la pièce. Il fit beaucoup d'efforts pour avaler cette mixture infâme, mais il ne se plaignit pas. Les deux hommes mangèrent à la table sans échanger un seul mot, puis quand ils eurent terminé Ergmerth demanda à son fils de sortir et de l'attendre dehors.

Engueyrrand s'assit dur le rebord du puit, il se demandait qui pouvait bien être ce Cromios et quel rapport son père pouvait bien entretenir avec lui. Cet homme était étrange, il avait quelque chose qu'Engueyrrand n'avait jamais remarqué chez qui que ce soit. Il se dit que ces questions trouveraient une réponse au pire demain sur le chemin du retour. Engueyrrand n'attendit pas bien longtemps, son père lui fit signe de revenir. A peine entré Ergmerth lui dit d'aller se coucher car ils devaient se lever tôt le lendemain.

Engueyrrand se coucha mais il eut beaucoup de mal à dormir, tout d'abord parce qu'il était très inconfortablement installé mais aussi parce que son esprit était embrouillé par toutes les questions qu'il se posait.

Ergmerth réveilla son fils au moment où le soleil perçait à l'horizon, ils partagèrent avec Cromios un copieux petit déjeuner composé essentiellement de pain dur comme des bûches, de lait et de fruits secs. Comme la veille aucun mot ne fut échangé et Engueyrrand était plus que pressé de repartir chez lui même s'il n'en laissait rien transparaître.

Une fois le repas terminé Ergmerth se leva et se tourna vers son fils;

"Fils, il est temps pour moi de partir, je te laisse aux soins de Cromios."

Engueyrrand fut stupéfait par les paroles de son père si bien qu'il ne sut quoi répondre.

"Tu resteras avec lui toute une année, il t'enseignera tout ce que je ne puis t'apprendre et dans un an tu nous reviendras en homme."

"Mais père, tu as besoin de moi au village... et maman? Je vais lui manquer. Et Hermione...?

Engueyrrand laissa sa phrase en suspens.

"Mon fils, ne t'inquiète pas, ta mère et moi nous t'attendrons... et ta promise aussi."

Ergmerth eut un petit sourire en prononçant ces derniers mots. Engueyrrand lui, était abasourdi par cette nouvelle, il resterait un an loin de ses parents et pire que tout loin de celle qu'il aimait et en plus avec cet homme étrange, froid et distant.

"Tu verras mon fils une année à ton âge c'est vite passé."

Ergmerth embrassa son fils puis tourna les talons passant la porte sans rien ajouter. Engueyrrand resta sur place quelques instants toujours sous le choc de ce qui venait d'arriver quand une douce voix qu'il entendait pour la première fois le sortit de son état.

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Re: [TRAÎTRE] Engueyrrand

Message par Invité le Mar 2 Oct 2007 - 9:30

"Allez mon garçon, il ne sert à rien de t'apitoyer sur ton sort bientôt tu te rendras compte de la chance que tu as."

Engueyrrand donna l'impression de n'avoir rien entendu.

"A partir d'aujourd'hui je suis ton maître et c'est ainsi que tu m'appelleras. As-tu compris?"

"Oui maître."

Le ton d'Engueyrrand relevait plus du désespoir que de la conviction, mais la réponse contenta Cromios.

"Suis-moi!"

Ils sortirent de la maison et quittèrent le village, là à l'écart de tout l'entraînement commença.

"Voyons ce que ton père t'a enseigné, attaque-moi!"

"Mais nous n'avons pas de bâtons maître."

Un petit rire s'échappa de la gorge de Cromios.

"Première leçon, dès à présent tu n'utiliseras plus d'armes créées par l'homme. Ta seule et unique arme sera ton corps."

Engueyrrand ne comprenait pas où Cromios voulait en venir, mais il obéit. Il se lança sur son maître, l'attaquant de ses poings et de ses pieds, feintant pour tenter de tromper sa garde, essayant de saisir un bras pour rompre sa défense, mais Cromios esquivait ou parait toutes les attaques du jeune garçon, il se déplaçait à une vitesse ahurissante, disparaissant du champ de vision d'Engueyrrand pour réapparaître derrière lui.

"Tu es trop lent! Plus vite!

Malgré son sentiment d'impuissance le disciple redoubla d'effort pour ne toucher ne serait-ce qu'une seule fois le maître, mais la tâche se révéla impossible. Exténué, Engueyrrand tomba à genoux, le souffle court et le coeur battant à tout rompre.

"Tu as du talent, mais tu as encore beaucoup de choses à apprendre."

"Comment faites-vous? Personne ne peut bouger comme vous le faites, c'est impossible et pourtant...

"Tu le découvriras, tu as le potentiel en toi, je le sens. Ton père est un homme intelligent, il a eu raison de te confier à moi.

"Comment avez-vous rencontré mon père? Il n'a jamais parlé de vous et pourtant il a fait un long voyage pour m'amener à vous."

"C'est une vieille histoire, je t'ai déjà rencontré, tu n'était encore qu'un bébé, mais j'avais déjà pu sentir en toi le potentiel qui fait défaut à quasiment tous les hommes de ce monde. Ton père a par hasard assisté à l'un de mes combats. Mon adversaire était gravement blessé, alors il s'est enfui, mais moi-même j'étais à bout de force et ma jambe était fracturée. Ton père ne m'a pas posé de question, il m'a simplement prit par dessus ses épaules et m'a amené chez lui. Tes parents m'ont soigné et je suis parti, je ne leur ai pas dit ce que j'avais ressenti en toi, mais je me doutais bien qu'un jour, d'une façon ou d'une autre, tu viendrais à moi. J'ai juste dit à ton père où il pouvait me trouver s'il avait besoin d'aide, mais je ne pensais pas qu'il t'amènerai ici. La perspicacité de ton père et ton potentiel te promettent un grand destin Engueyrrand."

L'année qui suivit fut des plus difficiles pour le jeune disciple, il devait s'entraîner quasiment toute la journée, son maître ne lui laissait pas une seconde de répit.
Les entraînements au combat succédaient aux excercices de musculation, chaque aube et chaque crépuscule se voyaient consacrés à des séances de méditation qui devaient permettre à Engueyrrand d'éveiller son "cosmos", une force mystique qui habiterait chaque homme mais que seule une poignée était capable de maîtriser. Aux entraînements s'ajoutaient les corvées que le disciple se devait d'effectuer pour son maître. Ce fut une année de labeur où la fatigue, le découragement et les blessures furent le quotidien du jeune garçon. Plus d'une fois il crut sa dernière heure arrivée, tant la difficulté des excercices étaient élevée. Il se vit obligé de faire des tractions au-dessus d'un ravin, il dut traverser le Grand Serpent d'Eau plusieurs fois de suite à la nage, combien de fois manqua t-il de peu la noyade ou la chute? Lui-même n'aurait su le dire, mais les leçons du maître étaient bien ancrées dans sa tête et c'était tout ce qui comptait.

Il arrivait parfois que Cromios s'absente plusieurs jours voir une semaine complète, quand cela arrivait Engueyrrand devait continuer ses excercices et ses corvées ainsi qu'une autre tâche, une tâche qui lui paraissait insurmontable... Il devait briser à mains nues un rocher qui émergeait d'un mètre du sol. L'échec était toujours au rendez-vous. C'est les mains lacérées et couvertes de sang que Cromios retrouvait à chaque fois son disciple et c'est toujours avec les mêmes paroles qu'il lui expliquait comment il réussirait.

"Tu dois comprendre que tout en ce monde est composé d'infimes particules et qu'il suffit de les séparer pour détruire l'objet ou l'être qu'elles forment. Tu dois faire exploser ton cosmos et le concentrer dans la partie de ton corps avec laquelle tu attaqueras. Maintenant réessaye!"

La leçon fut répéter des dizaines de fois et c'est seulement alors que l'année touchait à sa fin qu'Engueyrrand réussit. Il sentit son cosmos au plus profond de son être, il le fit exploser avec tellement de puissance que Cromios ne put empêcher un mouvement de recul, Engueyrrand s'élança, frappa et fit voler en éclat le rocher. L'attaque fut si extraordinaire que Cromios qui se tenait près de la cible fut lui-même soufflé et se retrouva projeté plusieurs mètres en arrière. Du rocher il ne restait rien si ce n'est le sillon provoqué par le cosmos d'Engueyrrand. Cromios se releva dignement, se dépoussiéra et afficha un petit sourire de satisfaction.

"Tu as enfin compris, je suis fier de toi. Ton entraînement est terminé, tu peux partir, mais quelque chose me dit que nous nous reverrons un jour. Vas mon garçon, les tiens doivent te manquer... surtout une jolie jeune fille si j'ai bien compris."

Cromios avait vu juste, il tardait à Engueyrrand de retrouver sa chère Hermione.

"Maître!?"

Cromios avait déjà tourné les talons, mais il s'arrêta net quand il entendit son élève.

"Merci pour tout... et au revoir."

Engueyrrand partit en courant aussi vite qu'il le put, il ne vit pas le sourire qui s'était dessiné sur le visage de son maître. Il ne mit que quelques heures pour faire le voyage de retour, son entraînement et sa motivation lui donnèrent des ailes, mais la joie fut de courte durée car quand il fut en vue du hameau sa bonne humeur s'évanouit. Une épaisse fumée s'échappait d'une des maisons. Engueyrrand se précipita jusqu'aux fermes pour y découvrir un spectacle qui l'anéantit. Tous les habitants étaient morts, plusieurs combattants ennemis gisaient sur le sol, ils portaient des armes et des armures en bronze, c'était vraisemblablement des soldats ou plutôt des déserteurs qui se livraient au pillage loin de chez eux. Il trouva son père mourant au milieu des corps de plusieurs ennemis.

"Père!"

"Fils... ta mère... elle s'est donné la mort quand elle a compris que tout était perdu."

Les larmes coulaient le long des joues du jeune homme.

"Et Hermione?"

"Ils l'ont prise... rattrape-les. Sauve-la. C'est déjà trop tard pour moi... cours fils!

C'est le coeur déchiré qu'Engueyrrand partit sur les traces des assassins de ses parents. Son expérience de la chasse et le peu de précautions prises par les ravisseurs lui permirent de les rattraper rapidement, ils étaient trois, mais il était déjà trop tard... Elle leur avait trop résisté et ils l'avaient tuée pour mieux abuser d'elle. Engueyrrand se jeta sur eux pour les empêcher de souiller son corps. Son cosmos brûla d'une telle intensité que son attaque les tua net tous les trois, sa rage décuplait ses forces.

Engueyrrand s'approcha de sa bien aimée, il lui ferma les yeux et lui offrit un dernier baiser. Il entreprit alors d'offrir à sa famille et à ses amis une sépulture décente. Il y passa la nuit, et quand l'aube apparut il partit sur les traces du reste du groupe de brigands... ils devaient tous payer.

A partir des traces il estima qu'ils étaient encore une dizaine. Ils étaient partis vers le sud, ils avaient certainement déjà traversé le Grand Serpent d'Eau mais cela n'avait aucune importance il les pourchasserait jusqu'en enfer.

Il se mit en route sans attendre plus longtemps, la fatigue lui fit perdre beaucoup de temps mais son obstination lui fit continuer. Il lui fallut plusieurs jours pour les rattraper et il s'était enfoncé loin dans le sud. Sa colère lui fit oublier les leçons de son père sur la chasse et il se présenta à eux à découvert. L'un d'eux qui semblait être leur chef s'avança vers lui.

"Que veux-tu gamin? Tu devrais t'en aller."

"Je suis venu venger les miens. Vous allez payer!"

Les hommes qui lui faisaient face éclatèrent de rire.

"Et tu as fait tout ce chemin pour ça. Quelle détermination mon garçon. Si tu veux les retrouver nous allons te faire traverser le Styx."

Les hommes rirent de nouveau.

"Le Styx?"

"Le fleuve qui mène au royaume du grand Hadès, le seigneur des morts. Peut-être qu'il te les rendra."

Les hommes se précipitèrent sur Engueyrrand, celui-ci esquiva les coups bien trop lent de ses adversaires et chacune de ses attaques faisait voler un casque ou perforait un plastron. En quelques secondes il jeta tous ces adversaires au sol, sa vengeance assouvie avec leur mort. Il décida de rencontrer cet Hadès, peut-être qu'il pouvait vraiment lui rendre ceux qu'il aimait, après tout auparavant il ne pensait pas qu'il était possible d'être aussi puissant qu'il l'était à présent mais Cromios lui avait prouvé le contraire. Il continua vers le sud, pensant trouver cet Hadès dans cette direction, laissant derrière lui les corps inertes de ceux qui lui avaient tout pris.

"Où vas-tu?"

Engueyrrand se retourna, surpris d'entendre la voix de son maître.

"Maître!?"

"Quand le maître pose une question le disciple répond Engueyrrand."

"Pardon maître. Je vais trouver cet Hadès, mais que faîtes-vous ici?"

"J'ai senti ton cosmos brûler peu de temps après ton départ, alors je t'ai rejoint et devant le drame qui t'accablait j'ai préféré te laisser choisir ton chemin seul. Et maintenant tu me dis que tu veux rencontrer Hadès."

"Oui maître."

"Tu es bien présomptueux. Tu penses qu'un dieu voudrait t'écouter."

"C'est un dieu! Excusez-moi maître."

"Et que lui aurais-tu dit jeune idiot?"

"Je lui aurais demandé de me rendre Hermione et mes parents."

Cromios sourit. Son protégé avait toutes les qualités pour devenir un spectre et en plus il avait une bonne raison... l'amour.

"Alors viens avec moi mon garçon, si tu t'en montres digne Sa Majesté Hadès te l'accordera."

Engueyrrand emboîta le pas de son maître et tous deux prirent le chemin du Nékyomantéion, vers leur destin.

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Re: [TRAÎTRE] Engueyrrand

Message par Invité le Jeu 11 Oct 2007 - 11:21

Engueyrrand avait voyagé plusieurs jours avec son maître Cromios, ils avaient traversé une grande partie de ces terres que l'on appelait la Grèce et un jour Cromios désigna à son disciple un point à l'horizon.

"Regarde Engueyrrand, le Nékyomantéïon!"

Engueyrrand put voir au loin une haute tour qui dominait la plaine qui s'étendait à ses pieds

"C'est là que nous allons maître? Est-ce en ces lieux que vit notre seigneur Hadès?"

"Oui mon garçon, et demain nous y serons, demain tu feras la connaissance de tes frères et ensuite je te laisserai à la garde d'un de tes aînés qui te prendra en charge et fera de toi un véritable spectre de Sa Majesté Hadès."

"Vous allez me laisser maître?"

"La tâche qui m'incombe m'oblige à repartir. Maintenant mon garçon repose-toi. Demain sera un grand jour, le jour le plus important de ta vie."

Le lendemain Engueyrrand et son maître se présentèrent devant les lourdes portes de bronze et d'airain qui gardaient l'entrée des Enfers. Elles s'ouvrirent dans un grincement sinistre et laissèrent passer trois hommes. Engueyrrand, se tenant aux côtés de son maître, les observa attentivement surtout le premier qui semblait commander. C'était un trentenaire, le genre d'homme expérimenté qui ne devait pas avoir peur de grand-chose. Il portait la barbe, une barbe bien taillée et parfaitement entretenue comme chez beaucoup d'hommes de la région qu'Engueyrrand avait pu croiser lors de son voyage. Il avait une cuirasse en bronze et un casque du même matériau qu'il tenait sous son bras, une épée dans un fourreau finement ouvragé pendait à sa taille. Les deux autres hommes se tenaient derrière lui, ils portaient à peu près le même équipement mais en moins riche. Ils étaient tous deux parfaitement immobiles avec leur lance levée et leur grand bouclier rond.

Le premier homme s'inclina respectueusement devant Cromios.

"Maître Cromios, c'est un plaisir de vous revoir au Nékyomantéïon après une si longue absence."

"Mon cher Eraste, je suis heureux de voir qu'il y a toujours un homme aussi compétent que vous pour garder cette porte, mais vous savez bien que je ne passe pas toujours par la porte."

"Je ne le sais que trop bien maître et j'espère qu'un jour vous me direz par où vous passez."

"Vous n'avez pas besoin de le savoir mon ami, mais ne vous inquiétez pas ce passage est presque aussi bien gardé que cette porte."

Un petit sourire se dessina sur le visage de Cromios et Eraste laissa échapper un petit rire.

"Permettez-moi d'en douter maître Cromios, il m'étonnerait fort que les hommes qui gardent ce passage soient de simples gardes. Dîtes moi qui est le jeune qui vous accompagne que je ne vous fasse pas perdre plus de temps."

Eraste n'avait même pas posé un regard sur le jeune garçon, il se tenait face à Cromios et la façon dont les hommes se toisaient laissa penser à Engueyrrand qu'ils se connaissaient depuis de nombreuses années et qu'ils se respectaient énormément malgré la différence de rang qui devait les séparer.

"Je vois que vous vous tenez toujours à la procédure mon ami, ce jeune homme est mon disciple, il se nomme Engueyrrand."

Eraste daigna enfin le regarder et c'est avec un franc sourire qu'il accueillt le nouveau venu.

"Bienvenue au Nékyomantéïon Engueyrrand. Tu as beaucoup de chance d'être le disciple d'un tel homme, espérons que tu t'en montreras digne."

Eraste s'effaça, les deux gardes s'écartèrent et Engueyrrand suivant son maître passa les lourdes portes et foula pour la première fois le domaine de l'empereur Hadès.

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Re: [TRAÎTRE] Engueyrrand

Message par Invité le Mar 16 Oct 2007 - 21:20

Cromios emmena son disciple devant un immense temple majestueux. Les deux grandes portes d'airain richement décorée était ornée de motifs macabres, représentant des êtres humains se tordant de douleur, mourant dans d'atroces souffrances.

"Voici le Temple de la Trinité mon garçon. C'est ici que les spectres se réunissent, c'est le quartier général des légions de Sa Majesté Hadès."

"Alors les spectres sont des soldats maître?"

Cromios s'avança vers les lourdes portes...

"Tu as tout compris mon garçon."

... qui s'ouvrirent apparemment d'elles-mêmes, laissant Cromios entrer sans s'arrêter.

"Et bientôt, très bientôt, tu seras l'un des leurs."

Engueyrrand emboîta le pas de son maître et pénétra à son tour dans le Temple.

"Voici le Naos Engueyrrand."

Ils venaient d'entrer dans une pièce gigantesque, faiblement éclairée, au centre de laquelle trônait une immense table de marbre, un anneau, au milieu duquel se mélangeaient cinq cours d'eau, l'encerclait. Pour Engueyrrand il était clair que cet endroit ne résultait pas de la main de l'homme, seul un dieu aurait pu élever un tel bâtiment.

Cromios remonta l'un des cours d'eau qui descendait un couloir.

"Suis-moi, nous y sommes presque."

Ils marchèrent longtemps le long de ce couloir, des ifs et des cyprès étaient sculptés sur toute la longueur des murs. L'eau s'écoulait lentement, des effluves pourpres et mauves en émanaient. Ils arrivèrent finalement dans une vaste chambre, une grande statue siégeait au centre de la pièce, elle représentait un homme au visage caché. Des hommes, des femmes et des enfants étaient à ses pieds, le visage déformé par leurs supplications. Un banc de pierre entourait la statue.

"Nous voici au Cocyte mon garçon, il ne reste plus qu'à appeler ceux qui deviendront tes frères."

Engueyrrand fit le tour de la pièce du regard ne sachant quoi faire, il s'y essaya.

"Il y a quelqu'un?"

La déception apparut tout à coup sur le visage de Cromios.

"Petit idiot... tu n'as rien compris... appelle les comme le ferait un spectre, pas comme un homme."

Cromios tourna les talons et disparut dans les ténèbres du couloir.

Engueyrrand se sentit bête, il avait déçu son maître. Il resta ainsi, perdu, pendant un long moment. Il finit par s'assoir sur le banc face à la statue et se prit la tête dans les mains. Il se remémora tout ce qui s'était passé depuis que son père l'avait présenté à Cromios, l'entraînement, la mort d'Hermione, la vengeance et... mais bien sûr, c'est comme ça que Cromios l'avait retrouvé... sa colère avait intensifié son cosmos et son maître l'avait ressenti.

Engueyrrand se releva et fit exploser son cosmos, il regarda la statue et se dit que, maintenant, ses frères n'allaient pas tarder...

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Re: [TRAÎTRE] Engueyrrand

Message par Invité le Ven 19 Oct 2007 - 10:48

Engueyrrand n'attendit pas très longtemps, très vite un homme entra dans la chambre et le héla.

"Hey! Toi! Tu ne sais pas que cet endroit est réservé aux guerriers?
Fiche le camp avant que je change d'avis."


Le jeune garçon fut surpris par l'agressivité de cet homme, son maître ne l'avait pas prévenu. En même temps Cromios n'était pas du genre à prévenir de quoi que ce soit.

Il s'apprêtait à lui répondre quand il entendit chuchoter derrière lui sans toutefois parvenir à distinguer les paroles. Il y avait au moins deux autres personnes. C'était sûrement un test, ça ne pouvait être que ça, voilà pourquoi Cromios était parti aussi vite, il devait se débrouiller seul.

"Je me nomme Engueyrrand et je suis un guerrier. C'est mon maître Cromios qui m'a amené ici, pour que je devienne l'un des vôtres."

Engueyrrand avait parlé calmement et posément malgré son sentiment d'infériorité face à cet homme et le fait qu'il n'était pas dans son élément. Pour la première fois de sa vie il avait l'impression d'être une proie, mais au moins avait-il repéré tous ses prédateurs ou du moins il l'espérait.

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Re: [TRAÎTRE] Engueyrrand

Message par Invité le Lun 29 Oct 2007 - 14:06

"Salut Korgen, tu sais, je ne voulais pas..."


Engueyrrand se tourna vers l'homme qui venait de s'avancer et quelle ne fut pas sa surprise quand il découvrit que celui-ci portait une bien étrange armure. Elle était beaucoup plus belle, plus riche et offrait bien plus de protection que celle du premier homme. Elle avait l'apparence d'un grand serpent, mais malgré la faible luminosité des lieux il était clair qu'elle était faite d'autre chose que de cuir.

*Qui pouvait bien être ce guerrier?*

Apparemment, même si celui-ci portait une armure bien plus ouvragée, c'est ce Korgen qui semblait commander.

As-tu demandé audience auprès de nos oracles?


Engueyrrand refit face à ce Korgen.

"Comme je l'ai déjà dit c'est mon maître Cromios qui m'a amené ici, il ne m'a à aucun moment parlé d'Oracles ou d'autre chose. Il m'a juste dit qu'ici je rencontrerai mes frères."

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Re: [TRAÎTRE] Engueyrrand

Message par Invité le Lun 29 Oct 2007 - 14:07

Une troisième personne avait fait son apparition, celle qu'Engueyrrand avait entendu quelque temps auparavant. C'était un jeune homme à peine plus vieux que lui mais qui avait l'air d'avoir beaucoup d'assurance.

"Cromios, dis-tu?"

Les trois hommes se mirent à l'écart et ce Korgen leur chuchota quelque chose. Engueyrrand ne pouvait entendre ce qu'il leur disait, mais ils avaient l'air tous trois soupçonneux. Finalement Korgen remit un objet au plus jeune et Engueyrrand se demanda s'il allait devoir se battre pour rester en vie.

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Re: [TRAÎTRE] Engueyrrand

Message par Invité le Lun 29 Oct 2007 - 14:08

Alors qu'Engueyrrand se préparait déjà à combattre un nouvel individu entra dans la chambre du Cocyte, c'était un homme jeune aux longs cheveux blonds et aux yeux... rouges! Décidement ce n'était pas seulement l'endroit qui était étrange...

L'homme traversa la pièce et alla rejoindre les trois autres.

"Bonjour tout le monde. J’ai raté quelque chose ?"

Il souriait, comme si la situation était... amusante! Engueyrrand ne savait plus quoi penser... il se détendit et face aux quatre hommes attendit de voir ce qu'ils allaient faire.

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Re: [TRAÎTRE] Engueyrrand

Message par Invité le Lun 29 Oct 2007 - 14:12

Engueyrrand, encadré par les trois hommes, avait suivi Korgen jusqu'au palais des oracles. A l'entrée de celui-ci se trouvait deux grandes statues et Engueyrrand fut très surprit d'entendre l'une d'elles parler.

Déclinez l'objet de votre visite, le seigneur Suryo n'est...

Economise ta salive... enfin... bref! On sait. Nous sommes venus présenter une nouvelle recrue à l'un de nos oracles.

Vous serez reçus dans un instant.

Korgen leur avait répondu comme s'il ne s'agissait que de simples gardes... alors que c'étaient tout de même des statues qui parlaient!

Ils attendirent tous les cinq quelques minutes, Engueyrrand remarqua que ses "compagnons" jetaient régulièrement des petits coups d'oeil sur lui, plus par curiosité qu'anxiété.

Finalement les statues s'écartèrent, ils s'engouffrèrent dans le passage qu'elles avaient laissé et Korgen eut une remarque qui dessina un sourire sur le visage de chacun.

Je n'ai jamais pu blairer ces tas de cailloux.

Engueyrrand fut rassuré, plus il en découvrait sur cet endroit plus il était convaincu que celui-ci ne pouvait être que l'oeuvre d'un dieu, mais plus il en apprenait sur les individus qui y résidaient plus il était clair qu'ils n'étaient que des hommes, tout comme lui.

Ils entrèrent dans une nouvelle salle où, assis, un homme les attendait, cet homme au port très noble dégageait une aura de sérénité qui rassura encore un peu plus le jeune garçon.

Soyez les bienvenus ici Spectres. Korgen, reponsable de la respectée legion Cocyte , que puis je faire pour t'aider?

Korgen et les autres s'inclinèrent respectueusement devant lui, Engueyrrand fit de même, un peu en retard sur ses "compagnons", espérant que celui-ci ne passerait pas pour un manque de respect.

Seigneur, voici Engueyrrand. Il s'est présenté au temple de la Trinité comme étant disciple de Cromios et souhaite devenir l'un des nôtres. Nous avons jugé bon de l'accompagner jusqu'à vous.

Korgen s'effaça. Engueyrrand, comprenant que le moment n'était pas à la faute, s'avança de quelques pas, mit genou à terre et baissa la tête.

"Je me nomme Engueyrrand, mon maître Cromios m'a amené auprès de ces hommes pour répondre à mon souhait de servir le seigneur Hadès."

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Re: [TRAÎTRE] Engueyrrand

Message par Invité le Lun 29 Oct 2007 - 14:14

"J'ai entendu parler de ton maitre et de sa devotion sans bornes à notre seigneur Hades....Mais toi? Qu'est ce qui te fais croire que nous allons t'accueillir parmi nous? En quoi te crois tu si important pour notre armée? Tu ne semble meme pas savoir ou tu es...n'as tu que betement suivit ton maitre ici ? Voilà la seule raison de ta presence devant moi?Dis moi jeune Engueyrrand, pourquoi accepterions nous ton aide?"


L'aura de sérénité avait disparu, les mots de l'oracle résonnaient dans son esprit,n'as tu que betement suivit ton maitre ici ?, qui était-il pour l'insulter? Seul Cromios en avait le droit car il lui avait tout appris! Il n'avait pas fait tout ce chemin pour rien et il ne repartirait pas sans celle qu'il était venu chercher!

Engueyrrand intensifia violemment son cosmos et d'un bond il s'élança sur l'homme assis au fond de la pièce. Il l'attrapa à la gorge sans serrer sa prise et se pencha à son oreille. Le jeune garçon ne voulait pas que les autres entendent ce qu'il avait à dire.

"Soyons clair, je ne te dois rien et je ne te permets pas de m'insulter. Mon maître m'a amené ici car je le désirais et je sais parfaitement ce que je veux. Si ton Hadès est vraiment un dieu, ce dont je doute de moins en moins, il réparera l'injustice qui m'a été faite et me rendra celle que j'aime. En échange il pourra compter sur ma loyauté sans faille. Je combattrai en Son nom, je tuerai Ses ennemis et je défendrai Son royaume. Maintenant Oracle, si tu m'en empêches je trouverais ton dieu moi-même. Mets moi à l'épreuve si tu doutes de moi, je ne crains rien.

Sa voix n'avait pas tremblé, Engueyrrand concentra son cosmos dans sa main et sans bouger attendit la réaction de l'oracle.

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Re: [TRAÎTRE] Engueyrrand

Message par Invité le Lun 29 Oct 2007 - 14:15

"Que personne n'intervienne !C'est un ordre !"

L'oracle reprit en chuchotant.

"Ainsi jeune Engueyrrand, voici la veritable cause de ta presence ici. Tu espere sauver cette jeune fille....Hermione , c'est ça? Qu'elle horrible mort que la sienne. Et ton pere et ta mere aussi ont peri ce jour funeste...tu es encore bien jeune mais tu as enormement souffert. Tu as beaucoup de colere en toi , beaucoup trop..."

Engueyrrand fut surpris par les paroles de l'oracle, il ne pouvait pas savoir... Pendant un cours instant il relâcha sa prise, mais il se ressaisit.

"Et tu crois vraiment qe notre puissant seigneur te les rendra? pauvre idiot . Comment oses tu croire que Hadès , l'un des plus puissant dieux de l'univers, te recevra et acceptera ta requete. Les enfers sont fais ainsi : on y rentre mais on ne peut en sortir. Beaucoup avant toi ont essayé de ramener un etre cher disparu mais presque aucun n'y est parvenu. Si tel est ton souhait , si tu n'es venu que dans l'espoir qu'il te rendrait ta bien-aimée aujourd'hui , alors tu peux retourner chez toi et ne jamais revenir. Cependant....si vraiment tu arrives a te distinguer au cour de ta vie , si tu sers notre maitre avec devotion , loyauté et honneur, alors peut etre acceptera t'il de realiser ton souhait. mais pour celà tu devras devenir le meilleur guerrier du clan et tu devras reussir à te faire remarquer de notre dieu grace à tes faits d'arme. Te sens tu pret à celà? es tu pret a risquer ta propre vie afin de servir Hadès et aussi à mourir sans que ton souhait ne soit sur de se realiser?"

Engueyrrand avait attentivement écouté les mots de l'oracle et ceux-ci lui donnèrent encore plus l'envie d'aller jusqu'au bout du chemin.

"Je suis déjà mort oracle, ordonnes ce que tu veux et je le ferais, mais si je réussis promets-moi qu'Hadès exaucera mon voeu que je puisse renaître."

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Re: [TRAÎTRE] Engueyrrand

Message par Invité le Lun 29 Oct 2007 - 14:17

"je ne peux te faire une telle promesse car je ne peux intervenir sur la volonté divine de notre maitre .Mais ce que je peux te certifrier, c'est que notre seigneur est la bonté et la justice incarné. Il est reconnaissant envers ceux qui le serve avec devotion et loyauté. Donc à toi de tout faire pour qu'il accepte d'exaucer ton voeu. Sers le avec honneur et tu verras qu'un jour tu en seras recompenser d'une maniere ou d'une autre.Quand à moi je prierais pour le repos des ames de tes chers disparus . Et puisque tu as l'air decidé , je vais te donner ta premiere leçon jeune spectre. Tu es ici dans le palais des Oracles de sa majesté Hadès. Ceci est l'endroit le plus sacré et le plus important du Nékyomantéion. C'est ici que nous nous retirons afin de mediter et d'entendre parfois la volonté de "Celui qu'on ne voit pas" à travers des songes ou des signes evocateurs. Jamais tu ne trouveras sur terre un autre endroit où tu te sentiras aussi proche de ton nouveau protecteur et maitre. Quand à nous , nous sommes les trois Oracles. Je me nomme Astaesh et mes deux homologues se nomment Suryo et Nikiolas. Nous sommes les grands Oracles de ce clan et nous ne vivons que pour servir Hades et ses grands projets pour le monde. Nous devons vous guidez et vous aidez à atteindre l'objectif de notre seigneur:un monde de paix et d'harmonie d'où disparaitra definitivement le mal. Sache egalement que nous sommes les hommes les plus proches de lui sur cette terre et t'attaquer à nous c'est comme t'attaquer à lui directement , et sache que celà ne lui plait guere tout comme à moi"

Engueyrrand senti le cosmos de l'oracle grandir à une vitesse incroyable. Quelle puissance...

"Ressens son courroux et sa puissance à travers mon corps."

Le jeune garçon ne pouvait plus bouger, aucun de ses mucles ne lui obéissaient. Le cosmos de l'oracle augmentait encore, et sans faire le moindre mouvement il projetta Engueyrrand à plusieurs mètres de lui comme une feuille dans la tempête. En total déséquilibre, il ne put se réceptionner convenablement et il tomba lourdement sur les dalles de marbres de la salle d'audience.

L'oracle se leva et reprit son discours à voix haute.

"Jeune Engueyrrand, voici ce qui attends les traitres ou ceux qui ne croient pas en la justice d'Hadès. A présent tu devras faire tes preuves et ainsi prouver à ton unique maitre dorénavant que tu es pret a tout pour lui satisfaire. Tu devras donner jusqu'à ta vie si necessaire afin qu'un jour ses desseins deviennent réalité. Et ainsi tu connaitra un jour le repos eternel dans l'Elysion aux coté de notre maitre et de ceux qui t'ont été arraché trop tot, a moins que tu n'arrives a survivre et à prouver ta devotion et ta loyauté sans faille et qu'hades lui meme decide de te recompenser. Tu fais dorenavant partit de la legion Cocyte, une des six terribles legions composants notre armée infernale. Montre toi digne de cet honneur et surtout ne deçois pas notre maitre ou tes freres d'armes, ou tu risque de le payer tres cher."

L'oracle se tourna ensuite vers Korgen.

"Spectre Korgen, toi qui est responsable de cette legion, je te confie le jeune engueyrrand. Je compte sur toi pour lui expliquer comment fonctionne notre armée et lui inculquer les regles de savoir vivre et le code d'honneur des spectres de sa majesté . A present je vous laisse un instant. Je dois aller chercher l'anneau sacré qui sera le signe de ton appartenance à la legion Cocyte."

- Il en sera ainsi. Si je puis me permettre Nalsh nous a rejoind peu après la cérémonie de remise des anneaux. Les missions s'étant accumulées depuis, nous n'avons pas eu l'occasion d'en faire la demande.

L'oracle s'éloigna mais fit brusquement demi-tour.

"Engueyrrand, sache que je ne peux t'obliger à m'obeir ou meme à me respecter...mais sache que si jamais tu oses à nouveau blasphemer devant moi ou dans ce lieu sacré en mettant en doute la nature divine et toute puissante de notre maitre, alors je te tuerais sur le champ."

L'oracle s'absenta quelques instants puis revînt, il s'agenouilla devant un petit autel situé dans un coin de la pièce puis se dirigea vers son centre face aux membres de la Légion Cocyte. Il tenait dans ses mains un petit plateau d'argent qui brillait tel un petit soleil et sur lequel reposaient trois anneaux et une petite fiole. Il prit la fiole et en versa le contenu sur les anneaux, les christaux qui y étaient enchâssés se mîrent à luire pendant quelques secondes.

"Que l'eau du fleuve Cocyte accorde la vision au-delà de la vision. La vie et le discernement ne font qu'un. Seule compte la perception.
Nalsh et Geminimax, serviteurs de la légion Cocyte, voici votre présent. Soyez dignes de ce qui vous a été donné, et vous saurez reconnaître la vérité du mensonge."


Les deux spectres prirent leurs artefacts puis l'oracle se tourna vers Engueyrrand et Korgen.

"Jeune Engueyrrand, sache que cet anneau t'es destiné. Mais pour l'obtenir tu devras faire tes preuves. Tu es encore jeune et tes sentiments exacerbés par la souffrance occultent ton jugement et ta raison. Apprends a te maitrisser et à canaliser ton agressivité sur les ennemis d'Hades. Lorsqu'il pensera le moment venu, ton responsable ici present te donnera l'anneau. Alors soit patient et n'oublie pas qu'Hadès te juge de son royaume , donc ne l'offense pas de par tes actes ou tes paroles."

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Re: [TRAÎTRE] Engueyrrand

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