Tarodos

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas

Tarodos

Message par Tarodos le Ven 2 Nov 2007 - 11:43

Tarodos

Table des matières

Feuille de personnage
post 2
Caractéristiques et compétences
post 2
Résumé en quelques lignes de l'histoire de Tarodos
post 2
Histoire personnelle en résumé (BG)
post 3
Histoire des parents de Tarodos
post 4
La partie tranquille de l'enfance de Tarodos
post 5
Préparation au combat
post 6
Le retour du grand frère
post 7
Le grand jour
post 7
L'arrivée au Nekyo
post 8
Quelques années plus tard
post 8
Le débarquement phénicien
post 8


Dernière édition par Tarodos le Mer 30 Mai 2012 - 16:10, édité 14 fois

Tarodos
Ordre infernal du Styx

Nombre de messages : 39
Age : 30
Date d'inscription : 01/11/2007

Feuille de personnage
Niveau: 7

Revenir en haut Aller en bas

Re: Tarodos

Message par Tarodos le Ven 2 Nov 2007 - 11:43

Feuille de personnage

Nom : Tarodos
Sexe : masculin
Age : 20 ans
Taille : 1m72
Poids :65 kg
Apparence générale : petit mais vigoureux, air sympathique
Couleur de la peau : plutôt pâle
Couleur des yeux : bleux (deviennent parfois enflammés)
Couleur des cheveux : d'un noir de jais
Signes particuliers : chevalière sertie d'un beau rubis
Pays ou ville d'origine : Athènes
Principales qualités : chaleureux, a de l'humour, protecteur
Principaux défauts : a une mauvaise mémoire et un très mauvais sens de l'orientation.
Surplis : armure de cuir

Infos supplémentaires pour ceux qui le connaissent mieux : il n'aime pas la musique. Il est attiré par les arts occultes. Il est parfois nostalgique à la vue d'évènements lui rappellant son passé.

Caractéristiques et compétences (niveau 7)

Agilité : 3
Constitution : 1
Force : 1
Charisme : 3
Intelligence : 3
Volonté : 5
Cosmo-énergie : 7

- Vigilance (Volonté) : 4
- Résistance mentale (Volonté) : 5
- Histoire/géo (Intelligence) : 1
- Lecture/écriture (Intelligence) : 1
- Discrétion (Agilité) : 4

Résumé en quelques lignes de l'histoire de Tarodos


-Enfance heureuse avec grand frère et parents
-Parents assasinés pas les chevaliers
-Son frère part jouer de la musique
-Umbre devient son mentor et l'initie au combat
-Il arrive au Nekyo et intègre la légion Erebos
-Senzu shi devient le maître de Tarodos
-Senzu Shi s'en va et la légion Erebos est dissoute
- Pendant de nombreux mois, Tarodos continue à servir Hadès et à s'entraîner seul grâce aux bases qu'il a reçues de son maître. Il continue à demander conseil à Pausénias à la Bibliothèque.
- Participe à la bataille contre les Phéniciens Arrow "Le débarquement phénicien"


Dernière édition par Tarodos le Mer 30 Mai 2012 - 16:09, édité 9 fois

Tarodos
Ordre infernal du Styx

Nombre de messages : 39
Age : 30
Date d'inscription : 01/11/2007

Feuille de personnage
Niveau: 7

Revenir en haut Aller en bas

Re: Tarodos

Message par Tarodos le Ven 2 Nov 2007 - 13:25

Histoire personnelle en résumé

Tarodos vivait dans une famille aimante, il ne manquait de rien et vivait à Athènes, une belle cité où il avait des amis. Son père Yandros et sa mère Batida menaient une vie tranquille. Son père était forgeron. Sa mère, elle aussi, travaillait le fer, ce qui était étonnant pour une femme. De plus, elle semblait posséder certains pouvoirs. Il lui arrivait de prédire des événements futurs, lesquels arrivaient vraiment la plupart du temps.
En tout cas, Tarodos était très fier de ses parents et aimait admirer les œuvres qu’ils créaient. Cependant, ses parents gardaient pour eux leurs plus belles œuvres, ayant suffisamment d’or avec la vente des simples armes. Et sa mère insistait pour qu’il ne raconte nulle part ce qu’il savait sur ses dons occultes.

Tarodos avait également un frère, âgé de cinq années de plus que lui. La différence d’âge les empêchait de jouer ensemble mais il admirait son frère, notamment pour son indéniable don pour la musique. Rébétikos – ainsi s’appelait son frère – était fort apprécié dans la cité d’Athènes pour sa musique. Yandros et Batida ne voyaient pourtant pas d’un bon œil le fait que leur fils aîné choisisse cette voie, prétendant de temps à autres que ce n’était pas avec de la musique qu’il deviendrait un homme.

Tarodos quant à lui était très différent de son frère car il rêvait de devenir chevalier d’Athéna. Depuis toujours il avait entendu parler de leurs prouesses et de leur sens de l’honneur inégalable.
Ses parents, très réticents ont toujours fait de leur mieux à l’inciter à choisir une autre voie, prétendant que celle-ci était trop dangereuse.
C’était d’ailleurs un sujet qu’ils avaient toujours évité.

Mais un grand malheur s’abattit sur cette paisible famille. Un jour, alors que Tarodos était à l’entrée de son adolescence, sa mère lui demanda de se cacher sous le lit car il risquait d’être blessé dans les heures à venir. Rébétikos, lui n’en savait rien car il était parti jouer pour la première fois un concert hors d’Athènes.
Tarodos obéit et se cacha sous le lit. Mais des chevaliers d’Athéna arrivèrent chez lui.
« Ouf , se dit-il, ils vont nous protéger ! »
Mais il n’aurait pas pu se tromper plus : les chevaliers assassinèrent ses parents sous ses yeux sans la moindre pitié. Certains riaient même. Il resta caché sous le lit, les larmes aux yeux, jusqu’à ce qu’ils partent.

Son frère revint à la maison et découvrit le massacre. Il resta et porta le deuil de ses parents avec son frère. Mais après un certain temps, il affirma que sa carrière l’attendait et il laissa Tarodos aux soins d’Umbre, un ami de la famille, et s’en alla…

Tarodos fut accablé par le comportement de son frère et n’assista même pas à son départ. Heureusement il appréciait Umbre.
Umbre, malgré qu’il était déjà d’un certain âge, lui appris les bases du combat, prétendant qu’après « ce qui était arrivé à ses parents », il valait mieux être préparé pour le cas où.

Tarodos ne comptait pas rester à Athènes éternellement. Trop de choses s’y étaient passées et il ne disposait plus de la tranquille vie de famille d’autrefois. Un jour, lorsque Tarodos fût prêt à partir, son ami et père adoptif – Umbre – lui révéla la vérité sur l’identité de ses parents : ses parents étaient autrefois spectres d’Hadès, et s’étaient retirés pour mener une vie tranquille. Les chevaliers les avaient finalement trouvés, et tués.
L’estime de Tarodos pour les chevaliers avait déjà baissé de beaucoup lorsqu’ils avaient attaqué ses parents, pour enfin se transformer en haine. La révélation de son père adoptif, ami et mentor, sur le passé de ses parents avait fait naître en lui un nouveau but : rejoindre Hadès, lui aussi.
Umbre, trop vieux pour se battre à ses côtés, resta chez lui. Il avait été un bon maître mais d’autres, plus puissants et plus sages allaient pouvoir aider Tarodos sur les terres d’Hadès.

Tarodos arriva au Nekyomanteïon vers 20 ans et fit savoir qu’il était spectre de naissance et qu’il voulait devenir digne de ses parents pour effacer la honte qu’il ressentait depuis le jour de leur mort.

Il s’en voulait toujours d’être resté caché sous le lit au lieu d’agir - même s’il n’aurait rien su faire – et il était déterminé à être capable de défendre les êtres qui lui étaient chers, comme Umbre, et pourquoi pas de nouvelles personnes.

Il affirma également qu’il ne comptait cependant laisser aucune pitié le gêner pour les sbires des autres dieux – particulièrement ceux d’Athéna - qui croiseraient sa route.
De plus, il avait un autre but, même s’il n’en parla pas : il ne voulait pas ressembler à 'son imbécile de frère', qui ne trouvait rien de mieux qu’aller jouer de la musique aux moments les plus graves.

C’est ainsi qu’il entra dans l’armée d’Hadès.

Il ne tarda pas à savoir que ses parents étaient très connus là-bas.
Il apprit également que c’est grâce à des renseignements provenant des anges et des marinas que les chevaliers avaient finalement retrouvés ses parents.

Il était temps de châtier ces meurtriers, avec l’aide d’Hadès…

Mais depuis qu’il connaissait sa véritable identité, les arts occultes lui avaient toujours parus attirants, et Umbre n’avait pas su lui enseigner plus que les bases à ce sujet, faute d’un savoir suffisant. Il était à présent un guerrier au service d’Hadès, mais il espérait à présent se faire accepter d’un maître en la matière. Il devait bien en avait un au Nekyomanteïon, mais voudrait-il de lui ?

Cette question en tête, Tarodos alla de l’avant et entama sa vie de spectre.


Dernière édition par le Sam 3 Nov 2007 - 15:58, édité 5 fois

Tarodos
Ordre infernal du Styx

Nombre de messages : 39
Age : 30
Date d'inscription : 01/11/2007

Feuille de personnage
Niveau: 7

Revenir en haut Aller en bas

Re: Tarodos

Message par Tarodos le Ven 2 Nov 2007 - 13:29

L'histoire des parents de Tarodos

Yandros et Batida, les parents de Tarodos s'étaient recontrés dans leurs début sous les ordres d'Hadès. Batida était de taille moyenne, pâle, avec des cheveux sombres. Elle avait un côté un peu effrayant. Yandros, lui était très différent : il était grand, musclé et avait la peau tannée.

Ils faisaient tous deux partie de la même légion : la légion *******. Ils étaient chacun très sociable et avaient des caractères assez similaires. Très vite, ils s'étaient intégrés au groupe, mais ne s'entendaient pas du tout tous les deux. Ils avaient des techniques totalement différentes l'une de l'autre et rivalisaient pour prouver que leur technique était la meilleure.

Yandros était l'élève d'un spectre forgeron, Batida celle d'un maître en occultisme. Tous deux étaient de très bons élèves et utilisaient leurs dons pour le bien du clan, même s'ils ne s'entendaient pas très bien entre eux.

Ils enchaînaient les missions, parfois très dangereuses, et ils firent partie des heureux possesseurs de surplis. Deux surplis, encore une fois très différents. Le temps passa et leur rivalité s'accru.

Pendant des années, il servirent fidèlement leur dieu, chacun à sa manière. Ils occupaient une place importante dans l'armée d'Hadès, due d'une part à leur ancienneté, mais aussi à leurs capacités.
De plus, en plus de leur importance, ils étaient devenus très amis avec les autres membres de la légion.

Mais un jour, un évènement important bouleversa leurs relations. La puissante légion était en mission mais tomba - alors qu'elle avait depuis peu dépassé les frontières du nekyomanteïon - sur une escouade de chevaliers. Le combat fit rage. Chacune des deux légions possédait des hommes puissants et la bataille fut sanglante.
Les spectres les plus puissants étainet sans conteste Yandros et Batida, mais les chevaliers eux-aussi avaient avec eux deux guerriers d'exception. Un puissant combattant et un maître des arts occultes. Chacune des deux paires avait causé d'importantes pertes chez l'ennemi, si bien qu'il ne restât debout que ces quatres combattants.

Le combat était d'une rare intensité et était très serré, mais après un certain temps, on put constater un avantage du côté des chevaliers. Ils avaient pour eux l'avantage d'être soudés. Ils pouvaient ainsi se défendre l'un l'autre et donner des opportunités d'attaque à l'autre, ce qui n'était pas le cas pour les deux spectres. Le combat dura et les énergies cosmiques dégagées pouvaient être ressenties sur des kilomètres.

Yandros tomba le premier. Peut-être Batida aurait-elle pu empêcher cela, mais elle avait une opportunité de frapper son adversaire d'une puissante attaque et elle n'aida pas son compagnon. Son attaque fut en partie parée et l'adversaire n'avait pas subi beaucoup de dégâts. Elle était seule contre deux et elle savait qu'elle n'avait plus aucune chance de gagner. Elle continua tout de même le combat, mais très vite, elle fut frappée par une double attaque, qui la laissa sans forces.

Les chevaliers, confiants dans leur victoire, attaquèrent chacun leur homologue spectre afin d'en finir, mais furent stoppés dans leur action par des spectres qui venaient d'arriver en soutien.

Les chevaliers s'en furent, forcés de laisser leurs frères d'armes derrière eux. Les spectres, heureusement, étaient tous vivants, mais certains étaient fortement blessés et les renforts, furieux, furent sans pitié et achevèrent les ennemis à terre.

Yandros et Batida furent soignés et durent raconter ce qui s'était passé directement à un oracle d'Hadès. Ils furent grondés pour avoir risqué la vie de leurs compagnons. Les chevaliers avaient été plus soudés qu'eux. Si les renforts n'étaient pas arrivés à temps, tous auraient péri à cause d'un simple sentiment de rivalité. L'oracle les obligea à s'entraîner à deux. Au début, ce fut de mauvaise grâce, mais au bout d'un certain temps, ils apprirent à devenir complémentaires. Chacun enseigna les bases de son art à l'autre et plus rien ne pouvait les arrêter, lorsqu'ils étaient ensemble.

Les années passèrent et tout allait bien, mais comme rien n'est éternel, un problème finit par survenir, malgré tout ce qui avait changé.

Ce qui devait arriver arriva. La légion était de nouveau en misson, cette fois loin des terres du Nekyomanteïon et elle recontra la même légion qu'elle avait affrontée des années auparavant. Les deux légions étaient plus ou moins les mêmes même si certains membres avaient été remplacés. En tout ca, les deux duos étianet toujours présents.

Les deux spectres et les deux chevaliers s'avancèrent, les autres restant en retrait. Le chevalier qui ressemblait à un guerrier pris la parole.

"-Nous nous sommes déjà rencontrés. Je m'appelle Poulpatos et voilà mon compagnon Abracadabros, expert en matière d'occultisme.
- En effet, je vous reconnais, dis Yandros avant de tourner la tête vers Batida qui hocha la tête en signe d'approbation. Nous sommes Yandros et Batida.
-Cette fois, vous ne serez plus sauvés par vos petits amis.
-Et nous vengerons nos morts ! Rajouta, l'autre chevalier.
-On ne se laissera pas faire! cria Batida."

Sa phrase n'était pas encore finie qu'elle s'en prenait déjà à l'adversaire de Yandros, sachant qu'il saurait plus difficilement se défendre face à ses capacités.

Un combat tout aussi violent que la dernière fois s'engagea. Une fois de plus, tous tombèrent au bout d'un moment sauf les quatres plus puissants combattants en présence.

Le combat entre ces derniers fut beaucoup plus équilibré que celui qui avait eu lieu des années plus tôt. Batida s'en prenait à Poulpatos et Yandros attaquait Abracadabros pour l'empêcher d'utiliser ses pouvoirs.
Le combat dura des heures et les membres des deux duos ennemis étaient en sueur et à bout de force. A un moment, Poulpatos trébucha par fatigue en essyant d'attaquer Batida. Yandros en profita pour l'assomer. Abracadabros restait seul, debout et comprenait que c'était la fin.

Les deux spectres se lancèrent un bref regard où chacun lu l'accord de l'autre. Batida annonça :

"-C'est bon. Nous vous avons vaincu. Nous ne vous tuerons pas. Partez, à présent. C'est la compensation que nous vous offrons pour vos hommes qui ont été tués par nos renforts alors qu'ils étaient à terre, la dernière fois."

L'homme n'en crut pas ses oreilles. Il baissa les yeux, honteux de ce qui lui arrivait. Il examina tous ses hommes à terre. Tous étaient encore en vie, y compris Poulpatos.

Les spectres se relevèrent, souvent avec de l'aide, car ils étaient très mal en point et les chevaliers firent de même. Mais quand les chevaliers eurent le dos tourné, Batida agit. Elle utilisa son pouvoir. Ses cheveux se mirent à léviter au dessus de sa tête et un nuage noir s'empara du groupe de chevaliers. On entendit des cris d'hommes effrayés puis le nuage disparut. Tous étaient encore vivants, mais tous semblaient avoir changé, parfois d'une manière physique.

"-Q'as-tu fait ? demanda Yandros en levat un sourcil.
-Je leur ai enlevés leurs capacités respectives. Les guerriers ont perdus leurs muscles, les autres leurs pouvoirs mentaux. Chacun a perdu ce qui le rendait fort. C'est une technique extrêmement puissante, et épuisante pour l'utilisateur."

Tandis qu'elle finissait sa phrase, elle s'appuya contre un arbre, des gouttes perlant sur son front.

Ils rentrèrent chez eux, éreintés et après quelques jours, tout le monde fut à nouveau sur pied... Tout le monde sauf Batida qui restait épuisée en permanence.
L'oracle avait approuvé son acte mais avait - quand eut tout raconté - été très effrayé égelement car c'était très imprudent d'utiliser cette technique.

Batida ne serait jamais aussi puissante qu'auparavant. Et elle devrait se reposer encore des semaines avant de pouvoir courrir.

Yandros, pendant ce temps, s'entraina, mais il ne tarda pas à remarquer que lui aussi avait reçu des blessures plus graves qu'il ne l'avait escompté. Il souffrait à sa jambe lorsqu'il faisait des mouvements brusques.

Quelques mois passèrent et bien que tous les deux pouvaient marcher, ils étaient dans l'incapacité de partir en mission. Tous deux avaient compté parmis les plus puissants guerriers d'Hadès et aucun d'entre eux ne pouvait plus combattre. Se sentant rapprochés par leur malheur commun, ils restaient ensemble et trouvaient un certain réconfort dans la présence de l'autre.

Ne pouvant rester à rien faire, Yandros travailla à la forge pour fournir de bonnes armes aux spectres et Batida l'aida, ne pouvant rien faire de ses pouvoirs amoindris, sinon prédire quelques évènements assez rarement et pas toujours importants.

Un jour, à la fin d'une dure journée, ils décidèrent de faire un tour aux jardins pour se reposer. Ils s'étaient assez bien habitués à leur condition car ils riaient et avaient le sourire. Naturellement, alors qu'ils se balladaient, leurs mains se rencontrèrent. Leurs regards se croisèrent et Yandros se rendit compte de la beauté de Batida.
Ils s'étaient arrêtés de marcher et alors qu'ils étaient plongés dans le regard de l'autre, leurs visages se rapprochèrent, jusqu'au moment où leurs lèvres se touchèrent.

Ils passèrent une merveilleuse soirée et revinrent se promener plusieurs fois, jusqu'au jour où Batida ne fut plus en état de marcher. Mais cette fois, un évènement heureux en était la cause : elle était enceinte !

Yandros alla voir l'oracle et obtint la permission de se retirer avec Batida, une fois la cérémonie de leur union et la naissance de leur enfant passées.
L'oracle accepta, déclarant qu'ils avaient bien servi leur dieu et qu'ils méritaient bien de vivre une vie tranquille. Ainsi, la cérémonie eut lieu dans la joie et la bonne humeur, suivie de près par la naissance d'un petit garçon nommé Rébétikos.

Les deux spectres allèrent s'installer à Athènes avec la bénédiction de leurs oracles et de leurs amis. Ils lancèrent une forge d'armes et armures ou Batida appris beaucoup de son mari. Un peu plus de quatre ans plus tard, Batida tomba à nouveau enceinte, pour le plus grand bonheur de la famille, et bientôt, un petit bébé naquit.
Il se nommait Tarodos


Dernière édition par le Sam 3 Nov 2007 - 15:45, édité 1 fois

Tarodos
Ordre infernal du Styx

Nombre de messages : 39
Age : 30
Date d'inscription : 01/11/2007

Feuille de personnage
Niveau: 7

Revenir en haut Aller en bas

Re: Tarodos

Message par Tarodos le Sam 3 Nov 2007 - 15:44

La partie tranquille de l'enfance de Tarodos

Lorsque Tarodos vint au monde dans la belle cité d’Athènes, la petite famille, qui ne comptait que trois membres avant qu’il apparaisse, fut très heureuse.
Batida et yandros avaient alors trente-huit ans, et étaient très heureux de leur nouvelle vie. Si dans leur ancienne vie, ils auraient été trop faibles, dans la cité d’Athènes, ils étaient forts.
Mais ils préféraient le cacher. D’anciens ennemis pourraient facilement les retrouver, autrement. Ils avaient d’ailleurs décidé d’habité Athènes car c’était le dernier endroit où l’ennemi pouvait penser à les chercher. La déesse Athéna régnait sur la cité ; quel spectre aurait été assez fou pour s’y cacher ? Depuis cinq ans, ils vivaient donc dans cette grande ville avec leur fils Rébétikos et menaient une vie tranquille.

Tous deux étaient devenus très bons en matière de forge d’armes ou armures, et si leurs clients avaient eu l’occasion d’observer leurs plus belles œuvres, qui restaient cachées en sous-sol, ils les auraient même qualifiés de maîtres en la matière.

Ces fameuses œuvres ne restaient pas toutes en sous-sol. La plupart du temps, elles étaient destinées à être acheminées discrètement vers le Nekyomanteïon. Mais cela n’arrivait que peu souvent : il était dangereux pour les deux spectres retraités de donner aux ennemis la possibilité de détecter leur position. Lorsque ces œuvres d’art étaient transportées vers les terres d’Hadès, il arrivait que ce soit un des vieux amis de Batida ou Yandros qui vienne remplir cette tâche. C’était toujours un plaisir pour eux de revoir ces personnes, d’avoir des nouvelles de ce qui se passait là-bas.

Mais la population de la cité n’était au courant de rien, elle se contentait d’acheter des armes de tems en temps et ce petit commerce rapportait suffisamment d’or pour que la famille puisse manger à sa faim et se permettre des loisirs. Ils étaient aux yeux du monde une famille toute à fait ordinaire, ni pauvre, ni richissime.

Et en effet, personne n’aurait pu croire, en regardant le petit Rébétikos, qu’il était le fils de deux puissants guerriers serviteurs du dieu de la mort. L’enfant, âgé de cinq ans, semblait depuis un an s’intéresser à la musique, d’une manière assez rare pour un si jeune bambin.
Batida et son mari avaient décidé que Rébétikos passerait certainement inaperçu : c’était un nom courant chez les ménestrels et beaucoup moins chez les guerriers.

Eux-mêmes avaient du changer de nom et étaient alors appelés Allania et Fardos, même par leurs enfants qui ne savaient rien de leur passé. Toujours était-il que les deux combattants, s’ils étaient contents de pouvoir passer inaperçus, ne voyaient pas d’un très bon œil l’attirance de leur fils aîné pour les instruments.

« Voilà qui est beaucoup mieux ! »
, avait décrété en riant Yandros, ou Fardos, lorsque le petit avait tapé avec une épinette –qu’il avait reçue d’un ami, Balion - sur la tête d’un animal qui essayait de pénétrer la demeure.

Balion était un voisin et ami de Batida et Yandros et le petit Rébétikos semblait beaucoup l’apprécier lui aussi. Cet homme âgé de la cinquantaine avait un atelier d’instruments, qui se situait en face de la forge où les deux spectres travaillaient le métal et le cuir, qui était l’extension de leur maison.
Ce n’était pas désagréable car pendant qu’ils travaillaient, ils pouvaient entendre la musique de leur voisin. Rébétikos se plaisait, lui aussi, à écouter cette musique et passait parfois une partie de la journée à observer l’artisan musicien.

Un autre de leurs amis de confiance était Undalus, un homme qui devait avoir environ soixante ans. Ce personnage en faisait toutefois au moins septante à cause de sa calvitie et tellement il était maigre. Il vivait en solitaire dans une rue voisine et Yandros s’était toujours demandé comment des brigands ne l’avaient pas encore volé ou agressé. Mais un jour qu’il revenait d’un spectacle de jonglerie, il passa devant chez Undalus et il vit que le vieil homme était en proie à des difficultés. Il se précipita pour l’aider à se débarrasser des marauds qui osaient s’en prendre à lui. Mais il n’eut pas le temps d’aller l’aider. L’homme était à terre. L’homme, non pas Undalus, mais le premier des trois autres qui avait osé le toucher, et les deux autres ne tardèrent pas à rejoindre leur compagnon dans sa contemplation de la vie des fourmis Athéniennes.

Depuis, Yandros ne l’avait plus jamais considéré comme un vieillard sans défense. Il décida d’essayer d’en apprendre un peu plus sur lui et un jour il convint avec sa femme qu’Undalus serait leur invité pour le repas du soir.

« -Je me demandais quand vous vous décideriez enfin à m’interroger, affirma le vieil homme tout en fourrant un piment entier dans sa bouche.
-Que veux-tu dire ? demanda Batida, d’un air innocent tout en essayant de faire entrer la cuillère de purée dans la bouche de son plus jeune fils.
-Batida, Yandros, je propose que nous soyons tous honnêtes entre nous, répondit-il d’un air calme. »

Tandis que Rébétikos fronçait les sourcils, ne comprenant pas à qui Undalus parlait, Batida s’était levée, prête à réutiliser ses pouvoirs, et Yandros avait bloqué la porte d’entrée. Leurs vrais noms avaient été prononcés. Les deux guerriers étaient de retour, prêts à déployer leur cosmos et à combattre au moindre geste suspect de leur hôte.

« Non, ne montrez pas votre cosmo énergie ! S’affola Undalus. Je suis un ami. »

Les deux spectres parurent soulagés et se rassirent, mais ils étaient toujours méfiants et étaient positionnés de manière à pouvoir agir immédiatement en cas de besoin.

Le petit Rébétikos n’y comprenait réellement plus rien et semblait effrayé, mais Tarodos dormait paisiblement, un sourire aux lèvres. « Rébétikos, va dans ta chambre, s’il te plait, lui demanda sa mère sur un ton autoritaire. » Le petit obéit immédiatement et monta en courant les escaliers qui menaient à l’étage.

L’attention des deux parents se reporta sur leur invité.
Undalus compris qu’ils ne lui feraient plus confiance tant qu’il ne raconterait pas tout, alors il se lança.

« Je suis un ami. Je suis un spectre moi-aussi, et mon vrai nom est Umbre. Laissez-moi-vous raconter. Ce n’est pas innocent si l’oracle de notre dieu vous a conseillé de vous installer ici… »

Ils n’en croyaient pas leurs oreilles. Un autre spectre dans la cité d’Athènes, et dans leur quartier en plus. Et tout semblait avoir été prévu par l’oracle d’Hadès.

"La raison est simple. Vous aurez peut-être remarqué cette chevalière à mon doigt. Eh bien le rubis dont elle est sertie n'est pas qu'un simple rubis. Je l'ai reçu de ce même oracle qui vous a envoyé ici. Il a la faculté d'effacer toute marque de notre cosmos, s'il est bien utilisé."

Umbre sembla réfléchir

"Le problème est que je ne suis pas très doué pour ces choses là. Je ne connais que les bases de cette discipline qu'on appele occultisme.
Je pense qu'il est temps de m'en séparer, tu nous protégerais bien mieux que moi Batida, même si tes dons ont été affaiblis."


Le couple n'en revenait pas. Toutes cela avait été arrangé sans qu'ils ne s'en rendent compte, et Umbre en savait tant sur eux...

Batida pris la parole :
"-Très bien. Je porterai ce rubis s'il peut mieux nous protéger. J'avoue être très surprise... Mais et toi Umbre, comment est est tu venu à venir t'installer ici à Athènes ?
-Oh, je peux le révéler à présent. J'espionnais pour le compte des spectres. Le rubis que porte cette chevalière m'a beaucoup aidé à l'époque... Mais j'ai été découvert. J'ai réussi à m'enfuir mais je ne servais plus à rien... J'ai donc été envoyé ici pour le cas où et comme je n'ai jamais été bon guerrier ça m'arrangeait de pouvoir mener une petite vie tranquille en attendant qu'on fasse appel à moi.
-Je vois... Bon je te ressert un peu de viande ?"

Ainsi Batida appris à se servir du rubis et à protéger sa famille - et Umbre. Batida réalisa qu'elle avait des visions plus régulièrement depuis qu'elle avait le rubis. Sans doute était-ce le fait qu'elle avait recours à ses pouvoirs pour l'utiliser. Ils ne se contentaient plus de dormir en elle.

Ainsi le temps passa. Rébétikos grandit et son jeune frère aussi. Rébétikos entretenait de très bonnes relations avec Balion. Il leur arrivait régulièrement de jouer de la musique ensemble. Même Yandros qui ne voulait pas que son fils devienne "un musicien incapable de se défendre" était forcé d'admettre qu'il avait du talent et Tarodos était véritablement en admiration devant son grand frère.

Ceci dit, si Tarodos avait un peu chipoté aux instruments pour imiter son frère, il s'en était vite lassé au profit d'activités que son père approuvait nettement plus. Il semblait avoir beaucoup plus d'affinités avec Undalus - il ne connaissait pas encore son vrai nom - qu'avec Balion.

Il ne tarda pas à comprendre que sa mère avait des dons particuliers et lorsqu'il en parla à ses parents, ils lui expliquèrent qu'il ne fallait le révéler à personne. Et Tarodos n'en parla à personne.

Le temps continua à s'écouler tranquillement tandis que la petite famille vivait tout aussi tranquillement. Tarodos avait alors douze ans et son grand frère dix-sept. Rébétikos était devenu un beau jeune homme et ressemblait à son père, et si ce dernier avait décidé de le faire devenir son assistant et futur héritier en tant que forgeron, Rébétikos ne cachait à personne que son rêve était de faire de la musique son métier. Il jouait alors d'instruments variés et avait appris à chanter. Tout le quartier s'accordait à dire qu'il était très doué.

Tarodos, lui, était encore jeune mais ressemblait déjà fort à sa mère. On reconnaissait toutefois les traits de son père également - ses yeux notamment. Il rendait souvent visite à Undalus et de temps en temps à Balion aussi, avec son frère. Parfois, il regardait ses aprents travailler, également et il appris beaucoup sur leur art.

Mais un jour, alors que Rébétikos était parti jouer de la musique avec Balion dans quelques villages pour une semaine, Tarodos fut surpris en rentrant chez lui par l'air grave qu'avaient ses parents.

Lorsqu'il demanda ce qu'il se passait, Batida sembla incapable de répondre. Yandros pris alors la parole.

"Ecoute mon fils. Maman a eu une vison ce matin. A partir de maintenant il va falloir que tu obéisse au doigt et à l'oeil sinon quelqu'un pourrait s'en prendre à toi. Ne t'inquiète pas, si tu fais ce qu'on te dit tout ira bien pour toi."

En un coup, Batida sursauta et ouvrit grand ses yeux.

"Nous n'avons plus beaucoup de temps, ils vont arriver dans quelques minutes. Tarodos, mon petit... Tu vas devoir te cacher sous le lit et prendre cette bague. C'est très important, elle te protégera. Garde la."

Batida semblait vouloir ajouter quelque chose - en fait elle voulait dire adieu à son fils mais elle savait que cela aurait risqué d'éveiller ses soupçons et il aurait refusé de se cacher. Batida et Yandros regardèrent leur fils avec un sourire triste plein d'amour et lui demandèrent d'aller se cacher tout de suite.

Yandros ne put s'empêcher au dernier moment d'ajouter :
"N'oublie pas tout ce qu'on t'a appris."

Et Tarodos alla se cacher. Il ne fallut que quelques minutes pour qu'il entende du bruit et des voix inconnues. Il entendit depuis la rue des gens qui criaient "des chevaliers d'Athéna". Tarodos les entendit et se sentit tout de suite beaucoup mieux. Les chevaliers allaient les sauver, les aider c'était évident.

Mais très vite, l'adolescentl reconnut des bruits de bagarres. Il ne comprennait pas. Que ce passait-il ? Il avait peur, il tremblait de tout son corps et sursautait à chaque cri qu'il entendait. Après un temps qui lui parut interminable, la calme retomba sur la maison.

Il n'osait toujours pas bouger, mais après plusieurs minutes, il sortit de dessous le lit et descendit les marches de l'escalier.
C'est là qu'il vit avec horreur les corps de ses parents qui se tenaient la main au milieu de cinq autres cadavres. Il tomba à genoux et resta longtemps là, au milieu de la pièce à pleurer.

Enfin il entendit des pas. C'était Undalus qui entrait avec un regard triste. Il le pris par l'épaule.

"Nous devrions les enterrer. Quand à ces chiens de chevaliers d'Athéna, brûlons les et donnons leurs os aux chiens errants..."

Tarodos
Ordre infernal du Styx

Nombre de messages : 39
Age : 30
Date d'inscription : 01/11/2007

Feuille de personnage
Niveau: 7

Revenir en haut Aller en bas

Re: Tarodos

Message par Tarodos le Mar 27 Nov 2007 - 13:29

Préparation au combat

Tarodos et Umbre enterrèrent les deux spectres dans le jardin de leur maison.
"-Morts au combat, c'est ce qu'ils auraient voulu", dit Umbre avant de se retourner et de s'éloigner des tombes.

Tarodos était triste bien sur. Mais il y avait quelque chose en plus. Il ne comprenait pas. Pourquoi avaient-ils été assassinés, pourquoi par des chevaliers d'Athéna, et comment avaient-ils fait pour en tuer cinq avant de mourrir ? Tout cela était insensé, ça ne devait être qu'un mauvais rêve et il allait se réveiller d'un moment à l'autre.

Umbre le pris par l'épaule et le ramena chez lui. Une fois installé dans un fauteuil, Tarodos en face de lui, il pris la parole.

"Je pense que tu as besoin de quelques explications sur le malheur qui vient d'arriver. Tu vois ce rubis ? Eh bien c'est moi qui l'ai confié à tes parents. Il me venait d'un oracle d'Hadès..."

Ainsi Umbre raconta toute l'histoire à Tarodos : le fait qu'il s'appelait Umbre et non Undalus, les vrais noms de ses parents, leurs origines et leurs prouesses.

"Ils étaient tous deux de grands guerriers. Parce que leurs capacités avaient été emputées et parce qu'ils avaient eu un enfant - ton grand frère - ils sont venus s'installer ici à Athènes. Mais les chevaliers ont retrouvé leur trace et les ont lâchement assassinés.
Leurs adversaires étaient nombreux et ils en ont éliminés plusieurs. Ils n'auraient pas du les retrouver car ta mère utilisait le rubis pour nous cacher. Mais grâce à ses dons de prémonition, tu es toujours en vie.
J'ignore encore pouquoi pourquoi tes parents ont été retrouvés, mais il va me falloir t'apprendre à te battre pourque tu devienne aussi forts qu'eux. Tout d'abord, je vais devoir t'apprendre le peu que je sais sur ce rubis et sur la manière de l'utiliser. Je veux que tu sois capable de te protéger toi aussi."


Tarodos avait écouté attentivement les révélations d'Umbre et il se leva d'un air grave mais déterminé. "D'accord, je suis prêt à apprendre à devenir comme eux. Les chevaliers me le payeront un jour !"

Umbre approuva d'un signe de tête. "Très bien, je te félicite. Il se fait tard, nous commecerons demain matin, sois prêt !"

Tarodos n'étant qu'un adolescent, il dormit chez Umbre. Le lendemain, après avoir mangé un repas consistant pour se donner des force pour "la dure journée" qui l'attendait, Tarodos commença l'entrainement.

"-Bien, nous ferons différents exercices au cours de la journée, afin que tu ais les bases nécessaires dans plusieurs domaines. Pour commencer, je t'apprendrai comme promis à utiliser ce rubis. Je te rappelle que mes connaissances ne sont pas complètes à son sujet. Ensuite, je t'initierai au combat et pendant tes pauses tu pourras essayer de manier le rubis.
Tout d'abord, sais-tu ce qu'est le cosmos ?

-Euh non, je n'en ai jamais entendu parler; qu'est-ce que c'est ?
-Eh bien le cosmos se trouve en chacun de nous, toi et moi comme tous les habitants de la Grèce. Ce ne sera qu'à la suite de longues méditations que tu apprendras à la contrôler. Si tu y parviens, il te fournira non seulement une grande puissance, mais aussi il te permettra de controler cette pierre. Comprens-tu ?
-Je ne suis pas sur... Il est en moi, tu dis ? Pourtant je n'ai jamais rien remarqué. Et comment faire pour le contrôler ?
-Haha je vois que tu as beaucoup de questions. Comme tu l'as sans doute compris, pour le contrôler, il te faudra d'abord en avoir conscience. Souvent, la première fois il apparait en combat ou sous le coup d'une émotion. Chez certains, c'est en méditant. Je vais te demander de me prêter cette pierre en attendant que tu parviennes à maîtriser ton cosmos. De cette manière, nous pourrons normalement être tranquille pendant ta formation. Mais n'oublions pas d'être prudents en dehors de ma maison : nous ne savons toujours pas comment tes parents ont été découverts malgré que ta mère nous protégeait. Ce n'est certainement pas une erreur de sa part qui a causé tout ceci.
- Très bien, voilà la pierre. Alors que dois-je faire ?
- Bien. Je vais te demander de t’asseoir par terre. Trouve une position qui n’est pas trop inconfortable. Ensuite ferme les yeux et concentres-toi sur toi-même.
-Ce n’est pas très clair…
- Tu dois te concentrer sur toi-même, tenter d’avoir conscience de chaque partie de ton corps, aussi petite soit-elle. Fais cet exercice jusqu’au moment où je te dirai d’arrêter. »

Tarodos fit comme son mentor lui avait demandé de faire. Il s’assit sur l’herbe, là où elle était plus touffue pour plus de confort, les jambes croisées, et enfin ferma les yeux. Il sentait le soleil taper sur son visage, il sentait le vent venir le rafraichir par son souffle, il avait conscience de son visage. Il essaya d’étendre sa perception à sa poitrine, mais il sentit son visage lui échapper. Il recommença et y parvint cette fois. Il resta ainsi longtemps à se concentrer sur lui-même mais ne ressentit pas la moindre trace de ce fameux cosmos.

Enfin, Umbre lui permis d’arrêter.

« Bien ça suffira pour le moment. Ne t’inquiète pas, c’est tout à fait normal si tu n’as pas ressenti ton cosmos aujourd’hui, tu n’y arriveras pas avant longtemps, mais je te demande tout de même de répéter cet exercice chaque jour et aussi souvent que tu le peux. C’est essentiel.
A présent, nous allons faire un peu d’exercice. Je vais faire des mouvements de combat et tu vas devoir m’imiter. »


S’ensuit un long entrainement fatiguant et complexe que Tarodos eut bien du mal à suivre. Le vieil homme était beaucoup plus agile, rapide et résistant qu’il ne l’était lui-même.

« Il ne s’agit que des bases. Avec le temps, nous passerons à plus difficile et nous en viendront à nous battre l’un contre l’autre. A présent allons manger. Pendant que je préparerai le repas, tu recommenceras l’exercice de tout à l’heure et tu feras de même une fois avoir fini de manger. Après, nous passerons à la suite du programme. »

L’adolescent, essoufflé, répondit d’un signe de la tête et s’assit. Décidément ça n’allait pas être de tout repos. « Mais ça en vaut la peine ! », se dit-il.

Après le repas et l’exercice de méditation, Umbre emmena Tarodos dans la forêt. Arborant un grand sourire qui n’augurait rien de bon pour Tarodos, il se tut jusqu’à être arrivé sous le couvert des arbres.

« - Bien. Nous arrivons à un de mes exercices favoris. Ou plutôt deux. Nous allons faire un jeu.
- Euh pardon ? Un jeu ? Mais qu’est-ce que…
- Et bien vois-tu il est parfois utile de savoir se cacher. Lors d’une mission d’infiltration ou pour éviter un groupe d’ennemis trop puissants ou trop nombreux par exemple. Et il peut également être utile de savoir repérer un intrus. Je t’explique les règles. Je vais m’asseoir un peu plus au Nord et banderai mes yeux. J’aurai avec moi quelques cailloux. Tu devras essayer de m’approcher sans que je te remarque. Et si je te remarque, tu devras éviter mes cailloux. Ensuite nous inverserons les rôles. »

*Facile*, se dit le jeune homme, comment pourrait-il réussir à le toucher, s'il avait les yeux bandés...

Un quart d'heure plus tard...

"Tu n'aurais pas du être si confiant, mon garçon", commença le vieillard tout en nettoyant une plaie faite par un cailloux, qui avait bien failli faire perdre un oeil à Tarodos.

"Bien, inversons les rôles à présent. Mais je pense que tu n'es pas encore prêt pour essayer les yeux bandés."


Cette fois, Tarodos était biend décidé à ne pas se laisser surprendre. Il s'installa dans un endroit rempli de branchages, afin de pouvoir repérer son mentor plus facilement, et attendit, concentré sur chaque bruit, chaque ombre.

Le temps passa et il avait beau regarder dans toutes les directions, tendre l'oreille au maximum, il n'entendait rien, ne voyait rien.

Le temps passa encore et se fit ressentir dans la concentration du jeune élève. Il avait l'impression que des heures s'étaient écoulées lorsque...

"Ne t'endords pas !"

Tarodos fit un bond et regarda dans toutes les directions, à doirte à gauche, derrière, partout, et chose incroyable, il ne vit rien. Absolument rien.

Tandis qu'il regardait partout, affolé, il se senti tomber et s'écraser contre le sol, sous le poids d'Umbre qui venait enfin d'apparaître.

"Mais comment as-tu fait ça ???" Dit-il en gémissant.

"Je suis venu par la voie des airs. Non, non ne me regarde aps comme ça, je voulais dire que je suis venu en sautant d'arbre en arbre."

*Incroyable...*

"En fait, j'étais là depuis longtemps, mais tu n'as pas levé le nez une seule seconde vers le ciel. Et par la suite, ta concentration s'est fort affaiblie. Il te faut plus de volonté, Tarodos. S'endormir quand on monte la garde, ça ne aprdonne pas."

"Bien, allons dormir, mais n'oublie pas ton petit exercice de méditation avant d'aller te coucher."

C'est ainsi que se déroula la première journée d'entrainement, et après son exercice de méditation, pour lequel il ne progressait pas d'un pouce, Tarodos s'effondra sur sa couchette, profitant enfin du calme de la maison d'Umbre.

Tarodos
Ordre infernal du Styx

Nombre de messages : 39
Age : 30
Date d'inscription : 01/11/2007

Feuille de personnage
Niveau: 7

Revenir en haut Aller en bas

Re: Tarodos

Message par Tarodos le Mar 5 Fév 2008 - 15:06

Le retour du grand frère

Plusieurs journées s'écoulèrent, toutes identiques à la première, jusqu'à ce qu'enfin quelque chose de nouveau arriva.
En fait, il s'agissait plutôt de quelqu'un.
En plein milieu de l'entrainement qui précédait le repas du midi :

"Ah, tu es donc là Taro, bonjour Undalus. Dites moi, savez-vous où sont... Mais qu'est-ce que c'est que ce cirque ? Que faites-vous au juste, tous les deux ???"

Rébétikos venait de revenir...

Se rendant compte que les visages de Tarodos et d'Umbre (encore Undalus à ses yeux) étaient devenus graves, Rébétikos plissa le front d'un air inquiet et demanda d'une voix faible "Que se passe-til ? Que s'est-il passé depuis que je suis parti ?"

"Papa et maman se sont faits assassiner par des chevaliers."

Court et clair.
Rébétikos tomba à genoux et sembla ne plus pouvoir articuler un mot. Umbre l'aida à se relever et lui expliqua la même chose qu'à Tarodos.
Toutefois, après une hésitation, il ne lui proposa pas de l'entraîner. Il se promis de le faire plus tard.

Le repas fut silencieux ce jour là, chacun dans ses pensées et le nez dans son assiette.

Enfin, Rébétikos repris la parole. "Dites, vous ne m'avez toujours pas répondu... Que faisiez-vous avant que j'arrive ?"

"Tarodos faisait son entrainement, comme chaque jour depuis... ce qui est arrivé. Il veut devenir fort, pouvoir se protéger et protéger les autres."
Umbre tourna la tête vers l'adolescent, qui acquiesca et rajouta même : "Ce qui s'est passé ne doit pas rester sans conséquences, papa et maman seront vengés, lorsque je serai prêts. Toi-aussi entraînes-toi et aide moi dans cet objectif."

Le silence plana un moment tandis que les yeux du grand frère s'écarquillaient et que pour la deuxième fois de la journée, les mots semblaient ne pas vouloir sortir de sa bouche.

"S'entraîner, les venger... Mais vous êtes complètements fous..."
Tout en parlant d'une voix basse, Rébétikos reculait, comme si des démons se trouvaient en face de lui.

"S'entrainer, les venger, mais vous êtes complètement fous ! Battre des chevaliers, aller les attaquer, êtes-vous donc inconscients ? Il faut fuir Athènes. Je vais me refaire un nom ailleurs, j'en ai les capacités, il est hors de question que je reste ici. Fuyez, vous aussi !"

"Un spectre ne fuit pas"
, répondit Umbre calmement, "il traque."

Un rictus plein de dédain s'afficha sur le visage pourtant d'habiturde souriant de Rébétikos, lorsqu'il prononça "Un spectre ! Qu'est-ce qu'il ne faut pas entendre ! Il faut être complètement idiot pour choisir cette voie."
"Papa et maman n'étaient pas des idiots !" cria Tarodos en se précipitant sur son frère.

Le grand frère parut surpris par l'attitude du garçon et ne s'attendait certainement pas à ce qu'il l'attaque. Il fut également surpris lorsque Tarodos, pourtant plus jeune de cinq ans, le propulsa contre le mur.

Umbre choisit ce moment pour s'avancer avec espoir. "Tu vois, il a déjà beaucoup progressé en quelques jours. Toi aussi, tu le peux."

Rébétikos se releva avec peine. "Fous, vous n'êtes que des déments ! Adieu."

Et il s'en alla...

"-Tarodos, si tu veux te reposer cette après-midi...
-Non, on continue, oublions cet imbécile.
-Il reviendra peut-être...
-Non, il est juste bon à jouer de la musique, le reste, il s'en fiche pas mal. Il me fait honte. Moi, je suivrai les pas de mes parents !
Continuons l'entrainement...


Le grand jour


Du temps passa...
Tarodos continua à s'entrainer avec Umbre, répétant les mêmes exercices et passant à d'autres, plus compliqués, et Umbre était toujours aussi vigoureux. Tarodos avait grandi, mais n'était cependant pas devenu un colosse, comme son père. Il tenait d'avantage de sa mère : petit, pâle, les cheveux sombres, mais il avait les yeux de son père, Umbre le lui avait d'ailleurs souvent répété.
Tarodos avait aussi gagné en assurance et avait appris à peu près tout ce qu'Umbre savait en matière d'occultisme, y compris concernant le rubis de Batida.

Au bout d'un moment, il apparu qu'Umbre n'avait plus grand chose à apprendre à Tarodos, à moins qu'il voulut faire de lui un espion, un spécialiste de l'infiltration, mais, ce n'était pas dans les Intentions du jeune homme de toute manière, même s'il avait appris à apprécier cet art.

Ce qui devait arriver arriva : Tarodos vint parler à Umbre et lui parla, craignant sa réaction, de son intention de s'en aller au Nekyomanteïon.
Quand Tarodos se lança, un grand sourire se dessina sur les lèvres du vieux mentor, qui encouragea Tarodos dans cette voie.

"-Eh bien Tarodos, sache que je suis entièrement favorable à ta décision de partir. Tu es prêt, à présent, prêt à combattre et prêt à vivre par toi-même. J'espère que tu reviendras voir ton vieux mentor de temps en temps.
-Tu es bien plus qu'un mentor pour moi, Umbre, tu es mon deuxième père, tu fias bien plus partie de ma famille à mes yeux que Rébétikos... Bien sur que je viendrai te voir !
-Encore une chose... Je ne pense pas te l'avoir encore dit... Le jour où tes parents se sont fait assassiner, ceux qui ont commis ce crime étaient bien les chevaliers, mais j'ai réussi à apprendre grâce à certains contacts, qu'ils avaient trouvé tes parents grâce à des informations données par des anges et des marinas.
-Je vois... Raison de plus pour que je me rende au Nekyomanteïon.

Le lendemain à l'aube, Tarodos parti pour le Nekyo, après avoir fait - non sans une certaine tristesse - ses adieux à Umbre.
Un long périple s'en suivit et dura des jours et des jours, jusqu'au moment où enfin...

"Le Nekyomanteïon, terre des spectres d'Hadès."

Tarodos
Ordre infernal du Styx

Nombre de messages : 39
Age : 30
Date d'inscription : 01/11/2007

Feuille de personnage
Niveau: 7

Revenir en haut Aller en bas

Re: Tarodos

Message par Tarodos le Mar 20 Mar 2012 - 16:22

L'arrivée au Nekyo

Arrow Palais des oracles Arrow Salle d'audience Arrow Un nouveau foyer pour Tarodos
Arrow La bibliothèque Arrow Rencontre avec Senzu Shi, un futur maître ?

Quelques années plus tard

Comme il était loin, le temps où Tarodos, tout intimidé, avait demandé à Senzu Shi de lui enseigner son art. Comme il était loin aussi, le temps où il avait fièrement intégré la légion Erebos. Depuis, des mois, peut-être même des années, avaient passé. Senzu Shi était introuvable et la légion était dissoute. Toutefois, il en fallait plus pour abattre le jeune homme. Il n'avait pas perdu de vue ses objectifs. Attendant le jour où il pourrait venger ses parents, Tarodos avait continué l'entraînement, seul mais sans oublier le précieux enseignement de son maître. Il avait continué à servir Hadès chaque jour, accomplissant de temps à autre une mission spéciale. Il avait également continué à se rendre à la bibliothèque pour discuter avec un Pausénias fidèle à lui-même, toujours aussi mystérieux, les yeux pétillant d'intelligence.
Oui, de l'eau avait coulé sous les ponts: le Nekyomanteion était devenu la demeure de Tarodos et il avait acquis, à force d'efforts, la capacité de le défendre et de le servir.

Il regarda la jeune femme à côté de lui, encore endormie. Après s'être accordé un instant pour repenser à la nuit qu'ils avaient passée ensemble, il se remémora ce qu'elle lui avait dit la veille, avant qu'ils soient trop imbibés d'alcool pour parvenir à tenir une conversation.

" Je ne te connais pas bien et je ne sais ce qu'il s'est passé exactement avec l'Erebos, mais tu devrais essayer de revenir dans un de nos ordres. Tu es fort et j'ai senti ta rage quand tu parlais des servants de Poséidon, de Zeus et d'Athéna. Tu pourrais accéder à l'ordre du Styx et l'aider à les punir."

Tarodos se glissa hors du lit sans un bruit, s'habilla et sorti. L'aube était imminente et le Nekyomateion était calme; c'était le moment idéal pour une promenade méditative avant l'agitation de la journée. Il ne regarda pas où il allait et, alors qu'il était perdu dans ses souvenirs, ses pas le menèrent au palais des oracles. Déconcerté, il resta devant un long moment, se demandant pourquoi il était arrivé là.

"Elle avait peut-être raison, en fin de compte..."

Arrow Village de Nekyochorio Arrow En quête de spectres
Arrow Forêt de Thérios Arrow Débarquement phénicien
Arrow Port d'Igoumenitsa Arrow Débarquement phénicien

Le débarquement phénicien

Alors que Tarodos réfléchissait justement à son avenir, Hadès lui fit croiser la route de Vachaldo, le responsable de l'ordre du Styx; ce dernier cherchait des effectifs afin de repousser une armée phénicienne qui avait pénétré les terres. Tarodos fut plus qu'enchanté à l'idée d'aider les armées infernales, d'autant plus que c'était une occasion inespérée d'en apprendre plus sur le Styx et son responsable. Vachaldo s'avérait un personnage intransigeant et sarcastique mais nul n'aurait remis en question ses qualités de chef ou son courage.
Arrivés à la forêt de Thérios, où un premier assaut des Phéniciens avait déjà été repoussé, les spectres participèrent à un conseil de guerre, sous le commandement du capitaine Éraste. Bientôt, la stratégie était prête: envoyer Oristée, un officier de la ville d'Igoumenitsa, et deux spectres infiltrer la ville grâce à un passage secret, tandis que le reste des troupes préparerait l'assaut.
Tarodos et Yamreg avaient tous deux été désignés pour accompagner Oristée. Après une nuit passée à chercher l'entrée du passage, ils parvinrent à l'intérieur de la ville. Tarodos rebroussa alors chemin pour en informer le capitaine Éraste. Cependant, lorsqu'il arriva au campement, les lieux étaient déserts: l'attaque avait déjà eu lieu. Ce n'est que par la suite qu'il appris que Vachaldo et un autre responsable de légion avaient inopinément lancé l'assaut à eux seuls. Ils avaient alors été faits prisonniers, tandis qu'Éraste lançait ses troupes sur la ville pour en finir.

[Attente du rp pour la suite^^]

Tarodos
Ordre infernal du Styx

Nombre de messages : 39
Age : 30
Date d'inscription : 01/11/2007

Feuille de personnage
Niveau: 7

Revenir en haut Aller en bas

Re: Tarodos

Message par Contenu sponsorisé Aujourd'hui à 8:53


Contenu sponsorisé


Revenir en haut Aller en bas

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut


 
Permission de ce forum:
Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum