Merandal

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Merandal

Message par Merandal le Ven 19 Aoû 2011 - 21:45

Cheminement de Merandal



Voici les liens menant au différents RP important et retraçant dans l'ordre chronologique de l’existence de Merandal (ajouté au fur et à mesure) :

I. La rencontre avec Bladered, mon maître : Une recrue, un lieutenant...

Le background, les origines de Merandal (complété au fur et à mesure) :

De ma plume, de mon encre, et de tout mon cœur, si toute fois j’eusse assez de force en moi pour traduire quelques sentiments que seul le vécu et la sagesse puisse recréer, je donnerais tout ce qui est en mon pouvoir pour retracer ce dont je me souviens de ma jeunesse et des événements qui firent de moi l’homme que je suis aujourd’hui. Tout ce que je vous rapporterais sur ce vieux parchemin, je m’engage à vous le décrire tel qu’il s’est réellement déroulé. Vous êtes sur le point, ô grand Oracles, dieux et mortels, de découvrir mon humble histoire, l’histoire de ma vie, l’histoire de Merandal, fils de Heraldor et Minda la traitresse.

Lors de ma plus jeune enfance, alors que je venais tout juste d’acquérir la conscience, je me souviens des nuits sous la tente de toile ou mon père me contait diverses aventures. C’est ainsi que naquît ma connaissance du Parthénon et des dieux qui peuplaient ce lieu, l’histoire de chacun d’entre eux et la place qu’ils avaient dans le monde. J’appris également que notre pays était en guerre ; et que tous les hommes n’étaient pas aussi tendre que ma mère. Ce domaine me passionnait et m’effrayait tout autant. Je m’endormais la tête pleine de combats épiques et d’affrontements divins. Mais lorsque c’était ma mère qui me couchait, elle préférait me parler de ma naissance, et de son union avec mon père. J’utilise le mot « union » car le mariage n’existait pas dans notre communauté. En effet, nous étions ce que les grecs appellent nomades, et qui, de tout temps, on souvent été considérés comme des lâches. Il est vrai que le nomade est par définition neutre et n’est engagé dans aucuns combats quel qu’il soit. Cependant, la vie de mes frères était une lutte éternelle contre le brigand et l’oppresseur, et j’ai toujours considéré que nous étions impliqué dans un combat : celui qui nous donnait le courage de protéger nos valeurs et notre culture.

Mon père était maître des écuries, et j’appris de sa bouche que ma mère avait été guerrière de Sparte. Comme je l’avais longuement tiraillé en tout sens pour qu’il m’en dise un peu plus sur son passé, il avait fini par céder. Son ancien mari, Hepharon, était un maître de guerre spartiate, as dans l’art du combat et terreur de ses ennemis. Mais capturé par un serviteur de Poséidon, il disparu dans l’oubli. Personne ne su jamais s’il était mort, mais ma mère ne supportant plus son absence, s’était exilée. Sur son chemin, elle avait été accueillie par notre camp nomade, et c’est ainsi qu’elle rencontra me père, se jurant de faire une croix sur son passé de combattante. Si seulement elle avait su ! Passionné par ce sombre passé, j’eus de plus en plus d’estime et de respect pour ma mère. Je l’idéalisais et l’imaginait chevauchant le plus grand étalon de Sparte, combattant les armées d’Hadès et chassant de son territoire les opposants venu conquérir et piller.

Quelques années passèrent, et je commençais à ressentir chez moi quelque chose, une force, un pouvoir inconnu de tous. Cette capacité fit bientôt de moi la vedette du village, et j’avoue en avoir souvent usé dans le simple but d’attirer sur moi les demoiselles du camp. Il faut dire que ma stratégie marchait rudement bien et bientôt, elles furent toutes à mes pieds, sans vouloir me vanter le moins du monde. Je réussissais à faire pleuvoir des météorites enflammées et à faire briller mon corps d’une aura d’or. Mais au-delà d’être une vedette, je devins vite un habile guerrier. Dès mes huit ans, le grand sage du village commençait à saluer mon talent. Ma mère était si fière de moi, qu’elle prit la décision de me confier son plus grand secret : ce pouvoir, je le tenais d’elle. Ce pouvoir, c’était le cosmos. Une force qui faisait brûler mes entrailles de milles feux et consumait mon être, m’enivrant d’une chaleur indescriptible. Je me sentais fort et aimé, et ce fut surement la période de ma vie la plus heureuse.

Ma mère m’apprit, malgré son engagement à ne jamais revenir sur son passé, à maîtriser mon cosmos. Je savais le contenir, et le déverser. Mes pouvoirs devinrent de plus en plus puissants, et dès l’âge de douze ans, je devins garde du grand sage lui-même. J’étais fier et j’avais confiance en mes capacités. J’en devins presque orgueilleux, et je croyais qu’aucun guerrier du monde n’aurait pu m’égaler. Si seulement j’avais su ! L’enseignement de ma mère m’apportait la sagesse et la force dont j’avais besoin, et je repoussais sans cesse mes limites. Plus aucuns brigands n’osaient attaquer nos campements, et je commençais à me forger une petite réputation qui allait au-delà des oreilles de mes frères. Je terrassais l’ennemi d’un seul coup de lance, net et précis. Sans cesse, je répétais ce mouvement, à chaque assaut, à chaque entraînement. Je me souviens encore de cette sensation : le craquement lorsque la pointe pénétrait le cou lisse de mon adversaire, le plaisir que je prenais à retirer ma lance de son corps inerte. Je l’avoue, j’ai toujours aimé cela.

Pas une heure ne passe à présent sans que je repense à cette terrible nuit. Non, il n’y a eu aucun massacre, non, je n’ai vu ni mon père ni ma mère se faire égorger sous mes yeux. Je n’ai pas non plus commis une erreur, je n’ai pas été banni. Ma mère avait été pensive toute la journée, et lorsque le soleil se fut couché, était venu me parler alors que je dormais ; chose qu’elle n’avait jamais fait auparavant. Elle parlait tout bas, comme si personne ne devait l’entendre, et me mis face au choix le plus difficile que je n’eusse jamais à faire de toute mon existence. Elle y avait, disais-t-elle, réfléchit de longue heures durant, et en était venu à la conclusion que j’étais assez doué dans l’art du combat pour devenir gladiateur. Toutes les valeurs qu’elle m’avait inculquée sur la l’honneur et le dévouement à sa patrie semblait avoir été balayé en une fraction de seconde. Mais je ne pouvais me permettre de m’opposer à la décision de celle qui m’avait tout appris. Non content de la situation, j’essayai tout de même de lui montrer que je n’avais nulle envie d’être séparé de mes frères. Je me souviendrais toujours de ses mots : « Ne comprends-tu pas, fils ? Les nomades sont comme les limaces et tu es pour eux la plus grosse salade de leur existence : Elles t’aime et t’admire, mais elles finiront par te dévorer. Dans l’arène, tu connaitras un succès inégalé. »

Ainsi, nous partîmes la nuit même, munis d’un nécessaire de voyage. Nous atteignîmes Athènes douze jours plus tard, et ma mère n’eût pas tardé de m’inscrire à l’arène dès que nous fûmes installés. Elle avait placé tout ses espoirs en moi, et je me souvins que je connu la peur pour la première fois, la peur de décevoir celle qui avait placé sa destinée dans le creux de mes mains. Et lorsque je fus dans l’arène pour la première fois, j’étais presque nu et j’avais ma lance pour seule arme. Devant moi, un adversaire cuirassé de la tête aux pieds battait l’air de sa hache à double-lame. Je tremblais de tout mon corps et senti bientôt l’urine me couler sur les jambes, mais lorsque je lui assenai mon coup dont j’étais le seul à connaître le secret, ma pointe n’eu aucun mal à s’engouffrer entre les plaques d’armures de mon ennemi. Le sang me gicla au visage, et lorsque le corps inerte du gladiateur s’écroula sur le sable, j’entendis un tonnerre d’applaudissement venir des gradins.

C’est ainsi que, de victoire en victoire, je menais à la défaite tous mes opposants. Ma mère eut bientôt assez d’or pour me payer le plus prestigieux entraîneur d’Athènes, et il m’apprît à faire de moi plus qu’un simple guerrier : une idole. J’étais connu dans tout le pays, et les gens affluaient dans l’arène pour observer mes exploits. Je commençais à regagner cette confiance en moi que j’avais perdu, et je me sentis bientôt dans l’arène comme un dauphin dans l’océan. Lors de mes permissions, il n’était pas rare qu’en passant dans les rues, j’aperçoive quelques enfants jouant à reproduire le mouvement de ma lance. Je devenais de plus en plus orgueilleux et bientôt, je pu assouvir mes besoins masculins avec les plus belles filles de la ville. J’avoue avoir pris plaisir à cette vie de débauche, mais il me semble qu’à la lecture de ce qui m’est arrivé quelques mois plus tard, vous saurez m’en pardonner.

En effet, mon bonheur volé fut bientôt puni par le châtiment des dieux. Un jour où je venais d’achever mon adversaire, après l’avoir mutilé et saigné à blanc, je me retirais dans mes appartements. A l’entrée, six gardes armés m’attendaient. J’avais flairé le danger, mais je n’avais aucune raison de les fuir, et je les saluais platement. Aussitôt, ils me saisirent sans que je n’eu rien pu faire, m’enchainèrent et me trainèrent jusqu’aux cachots. C’était un lieu sombre, humide et lugubre. Je n’avais aucune idée de la raison pour laquelle j’étais ici. Même si cela peut paraître ridicule et dérisoire, j’avais toujours tué légalement. Mais toute cette histoire s’éclaira lorsque le visage en pleur de ma mère apparût derrière les barreaux. J’appris la vérité, l’atrocité qu’elle avait commise : J’avais été vendu. Mon entraîneur avait proposé lui avait proposé un prix colossale, et l’appât du gain lui avais fait oublier tous ses devoirs de mère. Et ce fut ainsi que Minda la traîtresse m’abandonna. Je me souviens avoir hurlé des heures durant jusqu'à m’en briser la voix ; et je forçais les anneaux de métal qui retenaient mes mains dans l’espoir de les faire céder. Mais il n’y avait plus un bruit, mis à part celui de mon sang qui coulait sur les dalles gelée du cachot. La peau de mes poignets était déchirée de tout part, et mon cœur l’était plus encore.

Quelques années s’écoulèrent ainsi jusqu'à ma majorité. Je ne connaissais pas la défaite, mais j’avais perdu toute ma fougue qui avait fait de moi le guerrier idolâtré. Ainsi, je commençais à tomber dans l’oubli, et les tribunes de l’arène furent bientôt vides. J’étais frappé encore et encore, torturé et malmené par mon entraîneur qui pleurait de voir sa fortune s’évaporer. Je me souviens du dernier combat que j’ai mené dans l’arène, c’était un jour de pluie et j’avais un goût de sang dans la bouche. J’étais face à l’ennemi le plus colossale que je n’avais jamais rencontré. Il portait sur son épaule la trace d’Hadès, et dès qu’il m’eu assené le premier coup, je compris immédiatement que j’allais perdre : cet homme qui me faisait face connaissait maîtrisait le cosmos à la perfection. Il eu vite fait de me mettre à terre, et je savais que c’était mes derniers instants de vie. La foule me haïssait à présent, et j’entendais ses rugissements tout autour de moi. « A mort ! » « A mort ! » « A mort ! » ; ces mots résonnent aujourd’hui encore dans ma tête, et ils étaient ce jour là comme de puissants coups de couteau que l’on m’infligeait. Mais c’est alors que, par la grâce de tous les dieux, l’homme ne pris pas compte de l’avis du public, et me laissa la vie sauve. Il m’avait adressé un sourire, et me tendait à présent la main pour m’aider à me relever.

Le soir même, j’appris que j’étais libre. Le serviteur d’Hadès m’avait acheté au prix fort, et l’on me remit bientôt mes habits. Je fis brûler ceux qui avaient été confectionnés par ma mère, et rejoint l’homme qui m’avait rendu ma liberté. Je ne savais comment le remercier. J’étais à ses pieds, les mains jointes devant mon sauveur, et il me fit signe de me relever.

« Je ne veux pas de toi comme un esclave. Je veux de toi comme un guerrier. Suis-moi jusqu'à Nekyomanteion, là-bas tu connaitras surement plus grande gloire. Mais ne crois pas que je sois pris de compassion à ton égard, je décèle simplement chez toi le pouvoir de servir mon Dieu. Tu n’auras aucun traitement de faveur, et ta gloire de gladiateur n’aura plus aucune valeur la ou nous allons. »

Ses paroles étaient restées gravé dans mon esprit. Aujourd’hui encore, je remercie Hadès d’avoir eu pitié de mon âme, et j’implore les grands Oracle de m’accueillir dans leurs rangs. Ce parchemin est le témoignage de la grâce qui m’a été accordée, et je viens humblement frapper à la porte des enfers.


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