Iimalya

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Iimalya

Message par Iimalya le Sam 28 Jan 2006 - 17:08

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"Il n'est nulle question, ici, de contes de fée, d'histoires enchantées ou qui se terminent dans la joie. La seule et unique histoire dont je puis faire le récit, à vous qui me jugez, n'est que la mienne.
Je me prénomme Iimalya. Je suis née à Nelahozeves, un petit village baigné par la Vltava au pied des monts de la Šumava. En ce qui concerne ma famille, mon père tenait une auberge tout juste rentable. Ma mère, quant à elle, mourut une heure avant de me voir naître. Une heure... En y repensant, peut-être aurais-je dû voir à cela que mon destin était en quelque sorte lié à ce royaume.
Aveugle et pour ainsi dire muette, tant je ne partageais mots avec quiconque, mon enfance fut... loin des plus originales. En effet, l'être humain se complaisant dans une méchanceté stupide et cruelle, j'eus tout de même la satisfaction de vivre une jeunesse dite "normale" pour ces enfants dont la différence la plus notoire leur vaut les moqueries et le non respect de ceux qui sont... "Mieux que tout le monde". Mais tout ceci m'importe peu Aujourd'hui, je vous l'ai dit, ceci n'est pas un conte de fée.
Il me l'est pourtant paru, à une époque... Cette époque... Celle qui m'a faite telle que vous me voyez...

J'avais quatorze ans. Je pensais souvent à ce père qui me laissa seule, trois ans auparavant, sous prétexte d'une maladie incurable alors que j'étais en voyage pour mes études. Inexplicablement, lorsque cela m'arrivait, je n'en ressentais ni chagrin, ni aucune autre sentation que ce soit. Surement, ma vue comportait-elle ce qui aurait du être mon coeur, car aussi loin que je me souvienne, rien ne m'eut jamais évoqué de sentiments. Puis, une rencontre m'a écarté de cette hypothèse. Je ne sais encore, à l'heure actuelle, qu'elle fut son nom. Mais nos échanges, qui devinrent rapidement réguliers, resteront les seuls souvenirs d'une chaleur que je n'avais jamais éprouvé. Ce gentleman devait avoir autant de charmes physiques qu'il en détenait dans ce que je pouvais percevoir: Une voix douce, comme celle que l'on prête aux anges, des mains soyeuses laissant penser qu'elles n'eut pu blesser qui que ce soit, et des paroles ternissants la réputation d'absoluement tout ce que vous pourriez nommer "Poésie".
Je finis par succomber à ses atouts et tomba dans ce qui est, aujourd'hui, pour moi, le plus méprisable et inutile des sentiments humains, ce que les gens appelle l'Amour. L'homme, s'il peut être nommé ainsi, s'en apperçu bien vite et entra dans une sérénade d'avances qui ne me laissait, bien évidement, pas de marbre. Il joua ainsi jusqu'à ce que mon âme le réclame éperduement.
Et ce fut en une nuit d'hiver, sombre comme il me semble que jamais plus il n'y en eut, que mon bien aimé me fit les pires révèlations qui soit. Il me conta comment, il y a trois ans, il fut cette maladie incurable que contracta mon père. Il me narra avec fierté, les menaces qu'ils profèra aux villageois en vue de les faire taire. De sa voix angéliquement cruelle, il me dît chaques détails de son assassinat. Ces raisons: aucune en particulier, si ce n'est le plaisir de voir périr un être plus faible que la lame qu'il porte à sa taille. Sur ces mots, ma main lui fit confiance et s'empara du poignard qui se trouvais là où il le racontait. Et d'un geste instinctif, je lui logeai dans ce qui me sembla être son coeur, non par haine, mais par une justice naturelle. Car de tout temps, celui qui prend la vie doit s'attendre à la perdre à son tour. C'est à cet instant que ma vie prit un tournant décisif.
Ce jour la, j'ai réalisé combien il était facile de tuer, malgré ma cécité. Je suis alors partie en pélerinage autour du monde afin d'apprendre quantités de techniques meurtrières. Cela me prit quatres longues années. A mon retour dans le village, j'étais passé maitresse dans l'art de tuer et je mis alors à profit mes aptitudes en tant que mercenaire. Les temps n'étaient pas forcément à la guerres, mais l'homme est de nature à chercher querelles. Je n'avais donc pas de mal à m'exercer, aussi bien pour des causes justes que pour de sombres monstruosités.
Enfin, le temps faisant, je fus lasse de cette routine sans lendemain, lasse de ces tueries si peu méritantes. C'est alors que, me rappelant d'un groupe auculte qu'il m'avait été donné de croiser durant mes déplacements, je repensais à cette divinité qu'il vénérait en secret, tant elle était détestée. Je me lançais donc dans une recherche méticuleuse en vue d'en savoir plus sur ce maitre si mystèrieux. Il me fallut peu de temps pour apprendre qu'il s'agissait d'Hadès, fils de Chronos et Rhéa, ayant pour frère Zeus et Poséidon. En apprenant également que le cyprès était l'attribut que l'on voyait le plus souvent auprès de lui, je me remémorais combien il me plait de me poser à son abri. Je vis, ici, une métaphore dont l'idée devint, par la suite, mon but: "Puisque j'aime le cyprès, je suis liée à lui. Et donc, comme le cyprès, je serais aux cotés d'Hadès."
Cet objectif en vue, je mis tout en oeuvre pour glâner les informations dont j'avais besoin pour servir, au mieux de mes compétences, celui que j'avais décidé être mon seul et unique maître.
Chemin faisant à travers ce devoir de savoir que je m'étais, dès lors, imposé, je découvris l'existance de cette contrée, des Oracles d'Hadès et, enfin, des Spectres. J'ai ensuite cherché le moyen de vous rencontrer mais je fut vite à cours d'idées. Abattue, je passais mes jours à regretter tant d'incapacité. Et c'est là que j'ai reçu votre courrier. Je ne m'explique toujours pas ce concours de circontance, mais je n'eus que joie, à ce moment précis, à vous imaginer médium de talent. Je ne vous apprendrais donc rien en vous confiant que, dans cette lettre, vous me conviiez à ce rendez-vous afin de me présenter à votre seigneurie. Je n'eus, ainsi, de hate que de faire le voyage jusqu'à vous..."

Iimalya: "- Voila mon histoire... Débutant par la mort, engendrant la mort et me conduisant devant vous... A vous qui me jugez, je remet mon âme"

Niebelungen: "- Une histoire forte intéressante que la tienne... Tes péchés sont lourds et nombreux. Pourtant, je ne suis juge de rien. Mon statut d'Oracle ne me donne point ce droit. Toutefois, jeune enfant, laisses-moi un moment, veux-tu?..."

Niebelungen s'interrompt et après un instant:

Niebelungen: "- Je vois! Iimalya, née dans le village de Nelahozeves, dans les monts de la Šumava, tu es, certainement, coupable de crimes, mais si tu fais tes preuves, tu deviendras Spectre selon la volonté de notre Tout-Puissant Hadès! C'est là, la raison pour laquelle tu as été convoqué devant moi. Pars à présent en quête d'un tuteur afin d'apprendre les règles et l'objectif qui te régirons, maintenant, peut-être, pour l'éternité... L'éternité... Malheureusement, rien ne pourra t'y préparer."

Je quitte donc la demeure de Niebelungen. J'ère durant de long mois, sans aucune compagnie. Je vois tant d'âmes passer chaques jours... Pourtant, personne n'attire mon interêt.
Puis un vagabond vient à ma rencontre.


Le Vagabond: "- Tu me sembles perdue."

Iimalya: "- Peut-être, je ne sais pas vraiment."

Le Vagabond: "- Tu sors tout juste de chez Niebelungen, n'est-ce pas?"

Iimalya: "- Tout juste? Enfin oui... Maintenant, je suppose que l'on peut dire ça."

Le Vagabond: "- De par mon expérience, je peux définir que tu "les" as presque rejoint, puisque tu es là, sans que les autorités compétantes ne t'aient envoyé "en haut" ou "en bas"...

Iimalya: "- Surement..."

Le Vagabond (éclatant de rire): "- Tu me parais bien mystérieuse, à moi qui devrais tenir ce rôle!"

Iimalya: "- Ravie de te divertir, mais que veux-tu insinuer par là, vieil homme?"

Le Vagabond: "- Seulement peu de choses. Uniquement que je finis par plus m'interroger à ton sujet que réciproquement."

Iimalya: "- Je suis là, j'écoute ce que tu daignes me dire. Il n'est point besoin d'en chercher plus, à mon humble avis."

Le Vagabond (souriant): "- Je vois que tu es sage comme le sont ceux qui ont l'éternité devant eux. C'est une bonne chose, car, ici, c'est notre cas à tous."

Iimalya (riant presque imperceptiblement): "- D'être sage?"

Le Vagabond: "- ... D'avoir l'éternité devant nous!"

Le Vagabond se retourne et commence à s'éloigner.

Le Vagabond: "- Je suis celui que tu cherches. Suis-moi. Celui qui voit tout s'impatiente depuis déja trop longtemps.

Je le suis, non pas parceque je pense qu'il soit celui que Niebelungen m'a dit de trouver, ni parceque j'en éprouve l'envie. Je le suis parceque j'ai, durant ma vie misérable, pris conscience que la solitude n'apprend rien.
Nous arrivons dans une pleine désertique, un paysage à la fois macabre et paisible.


Le Vagabond: "- Tu es Iimalya de Nelahozeves, née d'une mère défunte depuis une heure, d'un père aubergiste assassiné pendant ta onzième année. Tu as oté la vie et perdu toute raison d'exister dans ton monde. Et, suite à cela, tu as décidé de servir notre empereur, celui qui voit tout, Hadès. Si tu es devant moi, c'est que ce dernier t'a reconnu les qualités nécessaires à une formation de Spectre. Je serais donc ton tuteur. Les règles: Sers ton maître, protège son royaume, ses ennemis sont tes ennemis et ne trahis jamais. Ton entrainement: Je crois savoir que tu connais déja bon nombre de techniques. Ne te reste plus qu'a parfaire tes talents et assimiler les conditions qui te maintiendront à ton nouveau statut. Je vais à présent m'assoir et guêter ici ton évolution. Je te livre à toi même dans cette plaine pour que tu y accroisses tes pouvoirs. Fais, à présent."

Iimalya: "- ..."

Je m'avance alors au coeur de ce champs. En son centre, j'y déploie l'étendue des compétences en arts martiaux et autres maitrises de la guerre. L'application de ces techniques dont j'ai l'habitude d'user de puis tant d'années, en ce lieu étrange, fait sélever une aura sombre me recouvrant et me faisant découvrir une douce sensation.

Le Vagabond: "- Comprends-tu? Ton pouvoir est déja bien plus grand ici bas que sur terre. Continues!"

Après quelques secondes, l'aura atteind son apogée.

Le Vagabond: "- Tu te sens probablement plus forte que n'importe qui, mais tu n'es encore que bien faible face au plus minable des serviteurs d'Hadès. Je le sais puisqu'il s'agit de moi. Je ne détiens qu'un savoir suffisant à te montrer la voie, mais je n'en reste pas moins d'un niveau superieur."

Sur ces paroles, le vagabond me fixe et presque instantanement, mon corps se distord en me proccurant une douleur d'une intensité jusqu'à lors inconnue, avant de s'écraser lourdement à quelques mètres.
La douleur disparait sitôt je suis écroulé. je me relève.


Le Vagabond: "- Le secret réside dans le cosmos... Chaque être existant de l'univers en est un en soi. Ta force, ton esprit... Chacun de tes sens forment un univers. Et comme tout univers, celui-ci n'a point de limites. Il possède, effectivement, une source plus ou moin grande à la base, mais il n'a pas de frontières. Ce qu'il te reste à apprendre, c'est trouver ce cosmos au fond de toi et trouver la manière de le déployer à l'infini."

Iimalya: "- Mais si tout cosmos est infini, cela signifie que chaque individu possède la même puissance. On ne peut alors plus dire que quelqu'un est plus fort que quelqu'un d'autre!"

Le Vagabond: "- C'est un fait. Mais même si le cosmos en lui même n'a pas de limite, le cosmos initial est défini par le potentiel combatif naturel du guerrier et sa volonté combative lui impose une limite virtuelle. C'est ainsi que le plus fort restera toujours celui qui est conscient d'être à la fois égal et supérieur à son adversaire. Mais cette conscience est si peu accessible, qu'elle en est devenue légendaire. Ne coexiste ainsi que les forts et les faibles et personne n'est réellement imbattable."

Cette révélation sera, dès ce moment, capitale pour la suite de mon entrainement.
Je m'assis donc en tailleur et, fermant mes yeux d'aveugle, j'entame une interminable méditation en vue de trouver en moi le cosmos qui me validera en tant que Spectre d'Hadès.
Durant cette recherche qui dure depuis plusieurs année maintenant, j'ai réflechis également à ma situation: Je suis sur les terres de mon maître. Je suis parmis des êtres aussi éternels que je le suis à présent. J'ai enfin trouvé ma place, moi qui ai engendré tant de souffrance. Et pour cette raison, cet entrainement n'est pas vain. Pour cette raison, ma soumission à ce Hadès, dont tout le monde me parle, de la terre jusqu'ici, n'en est que plus évidente. Hadès... Mais qui est-il réellement?
Et sur cette question, Je sens mon être se perdre, mon corps n'est plus. Je suis infini. Je suis l'univers, le cosmos... Le voici, MON Cosmos!


Voix (Niebelungen): "- Spectre, tu lui es précieuse, aujourd'hui plus que tu ne lui as jamais été... Tu avances dès maintenant parmi ses rangs et il te sera bon autant que tu lui seras loyale! Il est ton Dieu autant que tu lui appartiens! Tu es encore jeune, mais j'ai foi en le devenir de tes dons. Ne nous décois pas! Vas, vas et étends ton pouvoir! Rends-toi au Nekyomanteion et commence ton devoir!"

J'ouvre les yeux et cette impression d'être tout s'atténue rapidement. Mais au fur et à mesure qu'elle disparait, je prends conscience que mes yeux, qui n'ont jamais remplis leur rôle, voient désormais.
Je vois le paysage d'il y a cinq ans, qui est, probablement, resté identique. Je trouve le vagabond d'il y a cing ans, qui est, sans aucun doute, resté immobile...


Iimalya: "- Est-ce cela? ... Le pouvoir du Cosmos.

Le Vagabond: "- C'est encore bien plus, mais tu le découvriras par la suite, car je ne puis tout de dire. Toujours est-il que celui qui voit tout t'a reconnu... Bien! je vais pouvoir regagner mes pénates. Mais avant cela, une dernière chose: Tu rencontreras moultes périples, mais rien ne devra te dévier de ta voie, car toute chose a sa raison d'être et la tienne est inflexible. Et rappelles-toi bien que ton entrainement est perpétuel. Si tu venais à te reposer sur tes acquis, tu deviendrais vite la plus faible des créatures. Bonne chance, jeune Spectre!"

Le vieillard me quitte et, en s'éloignant, me désigne une direction du doigt.
Habituée à sa clairevoyance plutôt frustrante, je devine qu'il s'agit de ma destination:
Le Nekyomanteion...


Arrow La salle d'entrainement


Dernière édition par le Lun 19 Juin 2006 - 2:34, édité 1 fois

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Re: Iimalya

Message par Iimalya le Mer 1 Fév 2006 - 16:26

Chronique n°1


Cela faisait une semaine que je m'étais retirée pour méditer et voyager. Mon combat contre alexa m'avait fait prendre conscience que dans n'importe quelle bataille, il n'y a pas forcément de bon ou de mauvais, de même qu'un affrontement n'est pas obligatoirement synonyme de haine entre les participants.

Au terme de cette retraite, j'avais acquise une meilleur maitrise de mon cosmos et commençais à connaitre quelques techniques de combat intéressante. De plus, j'avais réussi à intégrer le "Bras de Perséphone" comme un outil de combat pouvant se révéler décisif.


Lightning Opera (alias GP: Météores)
Description: Rafale de coup atteignant, en moyenne, Mach 2.

Vaccum's Laws (alias GP: Attaque cosmique 150/200 PA)
Description: Projection de cosmos concentré de manière à percer n'importe quel corps pour en pulvériser l'intérieur.

Persephon's Shield (alias GP: Bouclier du Dragon)
Description: Concentration de cosmos dans le "Bras de Perséphone" pour être, ensuite, emplifié et répartie sur tout le corps. Lorsque la protection est parfaitement accomplie, une marque apparait sur le bras droit (le bras opposé à celui qui porte l'arme).

Persephon's Slash (alias GP: Attaque physique 150/200 PA)
Description: Le cosmos fait réagir la lame qui, en fonction de la puissance engagée, augmente en taille et en tranchant.

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