Delmak

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Delmak

Message par Delmak le Mer 25 Oct 2006 - 11:29

Je me nomme Delmak, fille de Ketesch de Abydos et de Drey’auc de Cord'ai. Mon père était un riche marchand, très respecté dans toute l’Egypte. Quand à ma mère, elle s’occuper de la maison et de son unique fille … moi. Le nom, que m’avait donné mes parents, signifie « cristal » dans le dialecte de notre village. Une façon de montrer que pour eux, je représentais toutes les fortunes du monde.

Nous habitions une grande propriété non loin de Abydos. Notre demeure était à la fois notre résidence bien sûr, mais également la plate forme tournante de l’entreprise marchande de mon père. Au rez-de-chaussée, un immense cellier permettait d’approvisionner la maison en eau et nourriture sans pour autant en sortir. Il donnait sur la salle de réceptions, où généralement les clients de mon père étaient accueillis avant de passer leurs accords, et à coté de celle-ci se trouvait la salle de séjours ouvrant sur un étang à poisson où j’aimais à regarder ses habitants aquatiques. Et à l’étage, se trouvait nos chambres, donnant chacun sur une salle de bain. Située sur les bords du Nil, un embarcadère reliant le fleuve sacré à notre maison permettait d’embarquer ou de débarquer toutes les denrées, pierres précieuses et autres marchandises que mon père vendait de par les pays de la mer intérieure. Il était le seul marchand égyptien autorisé à naviguer sur le Nil par la puissance commerciale phénicienne.

Un jour que mon père était en voyage, nous fîmes attaqué par ces maudits phéniciens. Des hommes cruels cherchant à s’enrichir par tous les moyens. Ils nous prirent, moi et ma mère, ainsi que tous nos esclaves. Enfin … je ne devrais plus les considérés comme tel étant donné que notre sort était le même depuis lors. Nous arrivâmes le lendemain dans une ville marchande que je ne reconnaissais pas. Il faut dire que hormis Abydos et notre maison, je ne connaissais rien du monde. Je n’en connaissais que ce que mon père et mes précepteurs m’en avaient conté.

Lors de cette journée, qui restera comme l’une des pires de ma vie, ma mère et moi fûmes séparées. Elle fut achetée comme esclave par un numide qui paraissait plus envieux d’elle que des taches qu’elle pourrait effectuer, et moi, je fus achetée par un marchand grec de passage dans la cité.

Après quelques années, je m’étais habituée à ma nouvelle vie d’esclave. Le marchand grec m’ayant acheté en Afrique, m’avait revendu à un forgeron vivant dans la cité de Samothrace, sur l’île du même nom. Je revivais en ces lieux. Mon nouveau maître ne m’avait pas affranchie, mais cela était tout comme. Il me traitait comme son égal, et m’avais même appris à me servir des armes qu’il forgeait. Dans cette cité ouverte au monde et ses diverses cultures, je pus m’initier aux mystères des dieux. Osiris fut mon premier choix, car le dieu qui me protégea étant enfant, et le maître de la cité de Abydos. Hadès fut le choix de la raison et du cœur, car son mythe ainsi que celui de sa femme, la belle Perséphone, rappelle en tout point l’amour que Isis voue à son mari, Osiris.

Cet amour entre Hadès et Perséphone me rappelait également celui entre mes parents d’une certaine façon. Mon père avait « enlevé » ma mère à ses parents car ces derniers ne voulaient pas que leur fille épouse un vulgaire marchand. Il est vrai qu’à l’époque il n’était que simple tenancier d’une échoppe de textile peu fructueuse … mais qui avait bien grandit par la suite. Quand je repense à eux, mon ancienne vie me manque énormément. Qu’est-il advenu de ma mère ? Qu’à ressentis mon père en ne voyant pas sa famille à son retour ? Autant de question auxquelles je n’aurais peut-être jamais de réponse, mais qui sais … J’espérais que dans un futur plus ou moins proche je pourrais partir à la recherche de ma mère, ou retournais en Egypte pour voir mon père. Mais pour l’instant je ne le puis. Mes jambes ne serait pas assez forte pour me porter sur une telle distance, et je ne suis qu’esclave et n’ai donc en ma possession aucunement la somme nécessaire pour une quelconque traversée.

Je due passer les différents stades de l’initiations de Samothrace afin de connaître les mystères des dieux, et j’y parvins. Connaissant mon goût pour le maniement des armes, mais également pour le combat, mon maître me permis de m’entraîner avec l’un des plus fort guerrier de Samothrace. Il espérait ainsi faire de moi son garde du corps attitré. Dans un pays où la femme n’était que très peu considérée, il sentait en moi une force capable de battre n’importe quel adversaire, et me le disait souvent. Il me répétait sans cesse :


- Hadès veille sur toi. Tu ne pourras que bien le servir comme je le fais depuis ma naissance.

Les armes que forgeait Axiokersos étaient près que exclusivement faite en l’honneur du dieu des enfers. Sur le pommeau de ses épées, il incrustait une représentation de Cerbère, ou du casque de Hadès. Sur ses boucliers, il dessinait une représentation de Elysium ou du Tartare. Depuis mon arrivée dans son atelier, il ne passait pas un jour sans qu’il me parle de son dévouement envers son dieu et me raconte des histoires sur les enfers, ses juges, ses fleuves etc… c’est aussi pour cela que, bien que je reniais pas Osiris, je vouais maintenant un culte presque aussi fort envers le dieu des enfers.

Un jour, alors que Axiokersos forgeait une énième épée, j’entrais dans l’atelier et dis :


- Maître, me laisserez-vous partir pour le Nekyomanteion ? Je veux prouver ma loyauté envers Hadès et le servir au même titre que les spectres défendant son royaume.
- Te sens-tu prêtes pour un tel voyage ?
- Je le suis maître. Mes forces augmentent de jour en jour, et je ressens en moi une curieuse énergie qui me permet de dépasser mes limites à chaque combat, à chaque corvée.
- Et bien soit. Je te laisse partir. Tu n’as jamais été retenu en esclavage ici, et je redoutais le jour où comme aujourd’hui tu m’aurais demandé à partir. J’espère que tu reviendras me voir afin de me montrer ce que tu es devenu et me conté tes actions d’éclats dans la défense de l’honneur de Hadès. Prend ceci, tu en auras sûrement besoin. Et fais attention, en ces lieux, les adorateurs de Athéna, Zeus ou encore Poséidon n’était pas des ennemis pour toi … mais en dehors de cette île si jamais tu en croises un, il y a de fortes chance que tu doives chèrement vendre ta peau en les affrontant.

En me disant ceci, il me tendait un bouclier ainsi qu’une dague qui me permettrait de me défendre en cas de combat.

Et c’est ainsi que mon voyage pour le Nekyomanteion débuta. Un voyage qui je l’espère, me permettra de servir au mieux Hadès, sans oublier qui je suis … une abydossienne de sang.

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